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À Hénin-Beaumont, Marine Le Pen fait du logement un axe majeur de sa campagne

Marine Le Pen à Mormant-sur-Vernisson le 9 juin 2025 © Vox Espana

Marine Le Pen à Mormant-sur-Vernisson le 9 juin 2025 © Vox Espana

Dans le fief du Pas de Calais du Rassemblement National, Marine Le Pen accompagnée de plusieurs dizaines d’élus RN dont Jordan Bardella, a donné dimanche, un discours de rentrée largement dédié à la politique du logement.

A sept mois de l’élection présidentielle, Marine Le Pen, condamnée en appel en juillet 2026 pour détournement de fonds publics et actuellement en attente de la décision de la Cour de cassation, a réuni ses soutiens à Hénin-Beaumont pour un discours de rentrée autour du logement.

« Donner la priorité d’accès au logement social aux français », voilà l’une des principales mesures lancées par Marine Le Pen à ses sympathisants. La candidate à la présidentielle a en effet, réaffirmé sa politique de « préférence nationale ». Elle s’est en particulier adressée aux classes populaires en leur promettant de leur donner « la priorité d’accès aux logements sociaux ». Marine Le Pen a également promis d’écarter pendant trois ans des habitations à loyer Modéré (HLM), les familles des individus délinquants.

Le logement : « un des grands chantiers » de l’éventuel quinquennat

Sur les HLM, Marine Le Pen veut « libérer la construction » en mettant à disposition des constructeurs des terrains appartenant à l’Etat, aux collectivités territoriales et aux entreprises. En contrepartie, ils devront construire et proposer des logements à loyer modéré. A terme, ces logements deviendront la propriété de l’Etat et pourront être vendus aux locataires à des prix abordables. L’objectif de la cheffe de file du Rassemblement National est de faire des français, « une société de propriétaires », en facilitant notamment l’accès à un crédit pour les jeunes.

Par ailleurs, Marine Le Pen souhaite mettre « fin à l’habitat indigne » et procéder au « rééquilibrage du marché locatif « , c’est-à-dire faire davantage correspondre l’offre de logements disponibles à la demande des locataires.

La candidate s’est également donnée pour mission de « protéger le logement » en faisant voter dans les premières semaines de son quinquennat, une loi contre le squat qui « permettra aux propriétaires, en quelques jours, de retrouver la libre possession de leur bien ». Marine Le Pen résume sa politique du logement autour de trois piliers : « Libérer la construction, valoriser le parc existant, encourager et protéger la propriété. »

« Après 10 ans de Macron, après des années de Phillipe et d’Attal, on ne fait plus une analyse, mais une autopsie »

La candidate d’extrême droite a promis d’abroger plusieurs lois relatives au logement si elle accédait à l’Elysée. Premièrement, mettre fin à la restriction de location notamment liée au DPE (Diagnostic de Performance Energétique) qui limite la location de biens énergivores et/ou peu isolés.

Le Rassemblement National au pouvoir en 2027 serait synonyme de remplacement de « MaPrimeRénov’ » créée par Emmanuel Macron et jugée « complexe, couteux et source de fraude » par la candidate. Un nouveau dispositif nommé « 100% rénov » permettra aux ménages qui souhaitent réaliser des travaux, de contracter des prêts à taux zéro.

Autre mesure que Marine Le Pen promet d’abroger si elle arrive au pouvoir : la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) qui impose aux communes un taux minimal de logements sociaux. Enfin, la responsable politique a promis de mettre fin à l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), une mesure écologique qui a pour objectif de compenser, par la renaturation, les surfaces artificialisées par la bétonisation.

Bardella-Le Pen, en symbiose ?  

Ce rendez-vous donné aux militants s’est tenu en terre conquise, à Hénin-Beaumont, un territoire marqué par la désindustrialisation et le chômage. « Ici, on sait ce que sont les usines qui ferment » a rappelé Marine Le Pen. Le Pas-de-Calais a en effet l’habitude d’accueillir la candidate RN.

Affiche du Rassemblement National pour les élections européennes de 2019
©Emmanuel Saussier

Contrairement aux précédents meetings du Rassemblement National, Marine Le Pen était la seule à prendre la parole. Son « futur premier ministre », Jordan Bardella est inhabituellement resté assis, attentif, à côté de la candidate. Cette position a été scrutée et analysée à la suite des déclarations du journal Libération, révélant des remous internes entre la candidate et le président du parti notamment sur la visibilité accordée pendant la campagne à Marion Maréchal Le Pen (nièce de Marine Le Pen).

En fin de discours, la candidate a donné rendez-vous aux militants le 25 octobre prochain à Orléans pour « donner le coup d’envoi de la campagne » et a garanti « un événement historique ».

 

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