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Critique Venom : la langue bien pendue de Tom Hardy n’a pas toujours raison

Critique Venom : la langue bien pendue de Tom Hardy n’a pas toujours raison

C’était le 10 octobre, un des films les plus attendus de l’année, notamment chez les fans de Marvel, bien que le film soit produit par Sony Pictures, que Venom sortait de Terre, ou plutôt se fracassait en provenance de l’espace. Après des départs en trombe dans les box-offices étrangers, en particulier aux Etats-Unis, où le film réalisa le meilleur démarrage de l’histoire pour un film sorti au mois d’Octobre, avec des recettes avoisinant les 80 millions de dollars. Venom surpasse donc Gravity, mais derrière le spin-off sur Hans Solo : Solo, A Star Wars Story (84 millions de dollars) s’offrant aussi le luxe d’être le 7ème meilleur démarrage sur l’année 2018. C’est donc une nouvelle tête d’affiche pour les studios Columbia Pictures, filiale de Sony Pictures, ayant notamment réalisé les trilogies originales “Spider-Man” ou encore “Men In Black”.  L’attente était donc très importante pour Venom et son réalisateur Ruben Fleischer, qui dirige son premier blockbuster.

Et c’est donc un vrai-faux départ pour Venom, qui doit essuyer une pluie de critiques après sa sortie au box-office américain, y compris de son acteur principal Tom Hardy, qui nous explique que les 30 ou 40 meilleures minutes du film ont été coupées au montage, lourd l’ambiance chez Sony Pictures ! L’équipe de PépèreNews a donc décidé d’y envoyer deux de ses reporters, Hugo et Marin pour y voir ce qu’il s’y bavait du côté de San Fransisco…

Dans un premier temps, nous dirions que le personnage principal, Eddie Brock, incarné par Tom Hardy, qui reste fidèle à lui-même jusqu’à la fin et apporte une réelle valeur ajoutée au film, mêlant un charisme impressionnant à une jovialité très propre à lui qu’il exploite à merveille, et notamment dans sa relation avec son symbiote. De plus, le personnage d’Eddie Brock, journaliste très excentrique ne pouvait, selon nous, pas trouver meilleur acteur que Tom Hardy, au look légèrement négligé et une force de caractère magnifiquement retransmise à l’écran. Cependant, il est dommage de ne pas avoir affaire à une relation plus intime et approfondie avec sa femme, comme on a souvent pu le voir dans les précédents Marvel, ce qui, selon nous, nous permet moins bien de cerner le personnage complexe qu’est Eddie Brock. Enfin, la relation développée progressivement par Tom Hardy avec Venom, est très intéressante et permet, au fil du temps, de s’attacher progressivement à la « bête », qui dégage elle aussi un charisme très impressionnant selon nous. Et finalement, ça colle assez bien au personnage d’Eddie Brock, ajoutant elle une petite touche d’humour qui prête largement à sourire, plus soft cependant que Deadpool et son humour gras et beauf digne de Gégé, dès 10h30 sur le blanc au PMU du coin. Ceci dit, le rapprochement progressif entre Eddie Brock et la bête, est très intéressant et la dualité qui les accompagne est très pertinente, notamment son appréhension progressive et la prise de conscience d’une obligation à cohabiter avec son symbiote, où Tom Hardy est littéralement soumis au comportement et besoin de Venom. Pour en revenir à la bête, que nous considérons donc comme le personnage principal au même titre qu’Eddie Brock, son apparence est très fidèle aux comics ou même à son apparition dans Spider-Man, son modélisme et ses détails renforcent sa crédibilité qui donne largement satisfaction au public tant l’attente était importante sur ce point-là.

D’un point de vue scénaristique et esthétique, le réalisateur reste bien dans l’univers Marvel, sans trop sortir des sentiers battus, voire même à faire un petit excès de zèle. En effet, il adopte un scénario simple ou l’antihéros doit lutter pour sauver le monde d’une terrible désillusion et est aidé par un de ce qui s’apparente à l’origine, comme son adversaire. Cependant, nous avons relevé deux points qui suscitent des interrogations. Tout d’abord, on craint que l’attente de l’apparition de Venom ne soit trop rapide tant elle parvient rapidement aux humains, puis finalement, la forme finale de la « bête » avec le plan comme on a pu le voir dans la bande-annonce se fait plutôt désirer, ce qui est un peu dommage. Ensuite, certains événements sont légèrement bâclés alors qu’ils sont censés représenter un tournant majeur dans l’histoire du personnage principal, et arrivent un peu subitement, ce qui nous a laissés perplexes. Cependant, toujours du Marvel dans le texte, les effets spéciaux et les moments demandant plus d’intensité sont réalisés à la perfection et rendent le décor et l’univers vraiment crédible dans une atmosphère relativement sombre et sous tension. Bien aidés par les moyens colossaux déployés par les studios, les cascades, courses poursuite et explosions sont fournies et forment des plans optimisant l’intensité de l’action. Quant à la bande-son, nous avons trouvé qu’il manquait parfois de musiques pendant le film avec des plans faisant vibrer le spectateur, mais ce manque de musique est sûrement volontaire car l’intensité est largement au rendez-vous tout au long du film.

Ainsi, Venom est un film grand public, qui plaira tout autant aux fans de l’univers Marvel, bien qu’il n’y ait aucune référence à celui-ci, ce qui peut être considéré comme un léger bémol, bien que le film ne soit pas réalisé par les studios Marvel, mais provenant des comics originaux. Mais largement compensé par la proximité avec la ligne directrice du studio et sa qualité graphique et dans les dialogues. Ce film est sans-prise de tête, qui nous a donc satisfaits sans forcément nous retourner le cerveau, si bien que ce ne soit pas ce qu’on attende d’un Marvel et permet quand même de passer un très bon moment.

Remerciements à Hugo pour sa participation.

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Note de la rédaction : 7/10

@mrnpxl @hugohascoet

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