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Elections de mi-mandat aux Etats-Unis #2 : Girls really just wanna have fun ?

Elections de mi-mandat aux Etats-Unis #2 : Girls really just wanna have fun ?

Le 6 novembre prochain, les électeurs américains iront voter pour renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants et 33 sièges du Sénat. Et cette année plus que n’importe quelle autre, le “sexe faible” est au cœur de l’élection.

Une brise féminine sur le Congrès

Les partis démocrate et républicain ont nommé 256 candidates pour le Congrès : 234 pour la Chambre des représentants, 22 pour le Sénat. On peut également compter 16 femmes en lice pour un poste de gouverneur. Chez les démocrates, les femmes en course pour le Congrès représentent 42% des candidats. Chez les républicains, ce chiffre tombe à 13%. Parmi ces femmes, beaucoup sont issues de minorités sexuelles ou religieuses : des musulmanes, d’origine porto-ricaine ou d’anciennes combattantes dans l’armée. Gina Ortiz Jones, candidate démocrate au Texas, est un vétéran et un membre de la communauté LGBTQ+. Si elle est élue le 6 novembre, Ortiz sera la première femme, la première vétéran d’Irak, la première à être ouvertement homosexuelle et la première asiatique-américaine à représenter l’État du Texas. Elle représente à merveille les multiples profils des Américaines. C’est donc une vague de fraîcheur, une « vague rose » comme l’appellent les médias américains, qui frappe aux portes du Congrès. Voilà qui doit donner des sueurs froides à Donald Trump.

Weinstein, Trump et Kavanaugh au service de ces dames

L’élection de 2016 a déclenché un choc retentissant auprès des “gonzesses”. Voir une femme perdre face à un homme qui paraissait beaucoup moins compétent qu’elle a réveillé les consciences de certaines. Elles ne se sentaient plus du tout représentées et ont donc voulu prendre les choses en main. Les candidatures ont explosé : plus de 40 000 femmes se sont rapprochées d’Emily’s List, un comité d’action politique qui les aide à se présenter aux élections. Mais c’est également « grâce » au mouvement #MeToo et au scandale de l’affaire Weinstein qu’elles se sont mobilisées pour être plus présentes en politique. Tout autour du monde, on a vu que la condition de la femme était de plus en plus prise au sérieux. L’affaire Kavanaugh fut le scandale de trop. Le juge fédéral confirmé à la Cour Suprême malgré des accusations d’agression sexuelle a provoqué des manifestations très denses. A présent, elles sont déterminées à venir déstabiliser l’hégémonie masculine dans la vie politique américaine. Celles ayant été élevées avec la notion que la femme était l’égale de l’homme sont à présent en âge de se présenter et veulent plus que jamais essayer de faire bouger la société.

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Un nombre record, mais jusqu’où ?

Elles sont bien sûr 256, mais à la fin, combien d’entre elles seront véritablement élues ? Si elles le sont toutes – ce qui est presque impossible- elles ne représenteraient que 25% du Congrès. C’est très peu, mais c’est un début dans un pays où la représentation des femmes en politique est encore trop faible. Selon des données de l’Union Interparlementaire, les etats-Unis seraient 103ème dans le classement de la représentation et  de la participation des femmes en politique (la France est 14ème). Bien qu’elles ne risquent pas d’entrer toutes au Congrès, la gente féminine peut jouer un rôle important dans le suffrage. En 2016, 54% des femmes avaient voté pour Clinton, contre 42% pour Trump. Ce n’était donc pas une coupure nette entre la démocrate et le républicain malgré les propos sexistes de ce dernier. Cependant, la présidence de Trump a connu de nombreux scandales comme l’affaire Stormy Daniels, une actrice de films pornographiques l’accusant d’avoir voulu acheter son silence après des relations sexuelles. Cela pourrait grandement avantager le camp démocrate le 6 novembre et mettre en péril la politique de Trump.

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