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Le sport amateur appuie de nouveau sur le bouton off

Le sport amateur appuie de nouveau sur le bouton off

22020, l'année du sport à huis clos

Après un premier confinement au printemps, entraînant l’arrêt des activités sportives en club, cette-fois ci c’est l’automne et la “deuxième vague” qui ont causé la fermeture des structures de sport amateur. Cette décision sonne un nouveau coup d’arrêt aux activités déjà bien en difficulté. Retour sur cette année 2020 avec les témoignages de quelques dirigeants de clubs nordistes.

La pire année de l’histoire”, tel est le petit nom donné à 2020 par le Time Magazine. Même si l’affirmation reste contestable, le sport amateur, lui, ne va pas la démentir. Le mercredi 28 octobre, Emmanuel Macron a pris une nouvelle fois la parole sur les coups de 20 heures pour annoncer un “reconfinement”, allégé par rapport au printemps, mais qui a tout de même entraîné la fermeture des salles et terrains de sport des clubs amateurs.

Un nouveau coup de massue”, tel est le sentiment ressenti par Antoine Sueur, président du Tennis Club Lillois. Le dirigeant regrette également que les décisions pour le tennis soient les mêmes que pour les sports collectifs. “Je me sens nettement plus en sécurité sur un court de tennis que lorsque je vais faire mes courses”, ajoute-t-il. De son côté, Bruno Denglos, président de l’Union Sportive Lesquin est pragmatique : “D’un côté c’est normal, mais sportivement c’est dommage car on était bien partis.” Depuis la reprise, seulement deux ou trois cas positifs à la Covid-19 ont été recensés au club, mais les chiffres nationaux l’ont emporté.

Court de tennis TC Lillois
Les courts de tennis vides du TC Lillois. © Tennis Club Lillois

Les sports collectifs en intérieur sont les plus touchés par les mesures restrictives. Avec l’instauration du couvre-feu, le basket-ball s’est arrêté dès fin septembre pour les seniors. Les jeunes, eux, ont obtenu un sursis jusqu’à fin octobre. Mathieu Cooren, vice-président du Basket Athlétique Club de Mons, parle d’un “dilemme entre la passion et le respect des mesures sanitaires”. Difficile de garder le moral pour les joueurs, privés de leur loisir habituel. “Une certaine résignation” s’installe, due au peu de temps passé sur les terrains cette année et à l’incertitude face à l’avenir.

Les finances touchées mais pas coulées

D’un point de vue économique, les temps sont forcément difficiles. Malgré tout, les aides de l’État, des collectivités locales et des partenaires ont permis aux structures de faire face à la crise. “Il ne faudrait pas que la fermeture dure encore plusieurs mois”, précise cependant le président du TC Lillois. Avec cette fermeture en début de saison, le problème des licences se pose. Bruno Denglos et les dirigeants de l’US Lesquin ont décidé de reporter l’encaissement car aucun service n’est proposé actuellement.

Au printemps, le club lesquinois a obtenu un prêt garanti de l’État d’un montant de 30.000 euros. En revanche, il n’a pas pu bénéficier du fond de solidarité au mois d’octobre car le chiffre d’affaire a baissé de 40 % par rapport à l’an dernier. Une perte de 50% est requise. Cependant, avec une activité nulle en novembre, il pourrait en profiter. “Nos finances sont compliquées mais on a confiance en l’avenir”, conclut le président.

Place maintenant à la reprise, mais comment et quand va-t-elle se dérouler ? Les jeunes joueurs et joueuses ont pu reprendre le sport en extérieur, depuis le 28 novembre. Pour la suite, rien n’est acquis. Les mineurs pourront retrouver leurs pratiques intérieures le 15 décembre. “Cela va redémarrer par les jeunes et c’est très bien”, témoigne Mathieu Cooren. Pour les seniors, il va falloir être patient. Le 20 janvier devrait être la date de retour dans les salles pour tous les sportifs amateurs, si les conditions sanitaires le permettent, évidemment.

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