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L’électro-tendresse d’Aychess

L’électro-tendresse d’Aychess

Hugo Somosierra, 19 ans, a commencé la musique en 2013. Connu sous le nom d’Aychess, cet étudiant de région parisienne vient de sortir un nouveau son aux airs de The Blaze, duo français formé en 2016. Au Pépère News, il dévoile une partie de son histoire et confie sa passion pour la musique, qu’il voit comme un art mais aussi et avant tout comme un moyen de s’exprimer librement et simplement.

« J’ai jamais vraiment eu de style. Je fais mes morceaux comme ils viennent. » – Aychess

Vous aurez peut-être entendu l’un de ses morceaux, l’air de rien, entre deux chroniques d’une émission des Mordus de l’Actu, ou dans une playlist électro chill sur Spotify. L’air de rien, mais sûrement pas l’air d’un rien. Sans style très défini, Aychess écrit et compose au gré de ses émotions. En écoutant ses derniers sons, vous serez probablement transporté ailleurs, au plus proche de lui, ou bien sur une autre planète. À vous de voir. Mais s’il affirme ne pas avoir de style particulier, il est vrai que ses morceaux sonnent très électro. De longues compositions qui durent cinq à sept minutes, de longues notes, une voix posée de temps à autre, un air de jamais vu mais paradoxalement familier, une musique mélodique et déconnectée qui vous fait parfois rêver et un rythme en désaccord avec le temps.

Si l’album des Daft Punk sorti en 2013 a donné envie à Aychess de se lancer dans la musique assistée par ordinateur (MAO), c’est d’abord son frère de 27 ans qui a impulsé cette passion. « On a commencé la musique à peu près en même temps, déclare-t-il. On a progressé en même temps. Lui avec plus d’avance. On a chacun nos influences. C’est une des personnes qui m’inspire le plus dans mes musiques. Je l’appelle tout le temps. Il s’appelle Elliott De Tschudi. On a fait un son ensemble qui s’appelle On the Road. C’est un son assez groovy, très rock. »

« La chance prime sur le talent » – Aychess

Hector Berlioz, artiste compositeur du 19ème siècle, nous disait : « La chance d’avoir du talent ne suffit pas ; il faut encore le talent d’avoir de la chance. » Pourtant, tout laisse aujourd’hui croire qu’il suffit de connaître du « beau-monde », d’être « fille ou fils de » pour être considéré comme talentueux et reconnu. Mais le talent peut-il s’acheter ? Pour Aychess, « c’est la chance qui prime sur le talent. Si tu as des contacts, c’est plus facile. Il peut y avoir des personnes bourrées de talent qui ne seront jamais reconnues. » Lui ne compose pas pour l’argent. « Je préférerais être reconnu, que ma musique touche beaucoup de gens plutôt que gagner de l’argent », ajoute-t-il.

Hugo Somosierra (Aychess) Crédits : Yohann Jaffres

La musique, c’est avant tout des émotions et de la simplicité

Ce qui devrait émerveiller aujourd’hui, ce n’est ni l’argent ni la célébrité, mais plutôt la simplicité. Aychess, c’est avant tout de la musique simple, de l’électro chill et pas prise de tête. Mais c’est aussi une musique qui vient du coeur et qui en dit beaucoup.

D’ailleurs, Aychess nous affirme que les quelques paroles présentes dans ses morceaux apportent une « ambiance émotionnelle » et « traduisent ce qu’[il] a dans la tête ». Dans son dernier morceau, les paroles, ajoutées post-prod, sont destinées à sa mère qui traverse une période difficile. Cette fragilité et cette simplicité, il nous la décrit en quelques phrases : « Un jour, un pote m’a parlé de FL Studio [logiciel de MAO]. Je l’ai téléchargé. C’était compliqué. Je partais de zéro. Je n’ai jamais pris de cours de musique. J’ai essayé d’apprendre un peu le piano sur un vieux clavier. J’ai progressé doucement. Ce clavier, je l’ai toujours. »

Vous pourrez retrouver ses morceaux sur sa chaîne YouTube, son compte Instagram ou ses pages Spotify et Deezer !

Photo “Stay in the Boat” – Aychess Crédits : Aychess (Hugo Somosierra)
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