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L’erreur de trop, coup de gueule sur les relations entre la télé et la NBA

L’erreur de trop, coup de gueule sur les relations entre la télé et la NBA

On regarde une nouvelle fois les images et on en a ras-le-bol. Par ce “on”,  je désigne la communauté NBA française, hyper active sur Twitter avec des superbes initiatives comme des podcasts, des articles tous les jours… bref, un véritable travail de passionné pour faire connaître le basket outre-Atlantique à ceux qui ne peuvent pas suivre les matchs.

Le sujet bâclé de trop

Cette communauté en a marre du traitement que reçoit sa ligue préférée par les médias traditionnels français. Dernière polémique en date, le sujet réalisé par France 2 dans le 13 heures du dimanche sur le début de bagarre entre les Lakers et les Rockets. Mais qu’est-ce qui ne va pas dans ce reportage me direz-vous ? Et bien absolument tout ! De Jean-Sébastien Fernandes, le journaliste, absolument pas à l’aise qui ne maitrise pas son sujet et raconte n’importe quoi aux images montrées, tout est à refaire pour France 2 ! La prochaine fois, peut-être vaudrait-il mieux donner ce sujet à quelqu’un qui connaît au moins le meilleur joueur du monde qui est également un des athlètes les plus influents de la dernière décennie ! Car selon monsieur Fernandes, c’est bien LeBron James qui est à l’origine de la rixe entre les deux équipes. Or les images qui défilent derrière lui montrent que c’est l’un des seuls joueurs calmes et qu’il calme lui-même les participants en les séparant.

Un problème de fond

Mais le problème est plus grave et plus profond qu’une simple erreur – même si elle est énorme. Le réel problème des médias traditionnels – entendez par là principalement la télévision – c’est l’image qu’ils renvoient de la NBA. Les rares fois où on entend parler du basket sur le petit écran, c’est toujours pour des événements hors du terrain ou, en tout cas, sans aucun rapport avec le jeu.  Que ce soit pour les bagarres ou les contrats mirobolant, jamais on ne voit une image positive du basket américain à la télé. Les gestes montrés sont bien évidemment inacceptables mais peut-on vraiment résumer une rencontre riche de 48 minutes sur ces 30 secondes ? Pourquoi France 2 n’a pas parlé de la performance monstrueuse de James Harden sur ce match ? Ou alors de l’intégration pour le moment réussie de Carmelo Anthony aux Rockets ? Tout simplement car il aurait fallu faire des recherches, connaître son sujet, s’investir un peu, bref, faire son métier de journaliste. Il est évidemment bien plus facile de parler d’une bagarre qui n’arrive que 2 ou 3 fois par an sur une saison  qui comporte plus de 1200 matchs qui dure elle-même plus de 6 mois.

Pas la première fois

Et en plus de cela, la télé n’en est pas à son coup d’essai. On se rappelle notamment des commentaires pendant les Jeux Olympiques, à la limite de l’insupportable avec des “spécialistes” restés bloqués en 1980 qui parlaient encore de “smash” et avait du mal à prononcer les noms des joueurs, même les plus célèbres. On pourrait également citer la fameuse émission sportive spécialisée dans tout ce sauf le sportif, j’ai nommé l’Equipe du soir et ses fameux débats lunaires. Pour n’en citer que quelques uns : “Manu Ginobili est-il le meilleur basketteur blanc de l’Histoire” – Larry Bird en rit encore –  ou “Frank Ntilikina est-il le nouveau Tony Parker” – on se rappelle que les chroniqueurs ne savaient même pas prononcer son nom. Des débats absolument absurdes pour toute personne connaissant un minimum le basket transatlantique. Le pire reste tout de même le comportement d’un chroniqueur en particulier, Nabil Djellit. Déjà critiqué pour ses partis pris en matière de basket sur Twitter, le journaliste France Football qui ne cesse de critiquer Ntilikina sans réelle raison valable durant toute la saison sur les réseaux sociaux n’a pu s’empêcher de louer ses qualités une fois face à lui. Un comportement hypocrite et lâche qui lui a une nouvelle fois valu les foudres de la communauté basketballistique de Twitter.

Voir aussi

Au final, ce qu’on reproche vraiment à la télévision grand public, c’est l’image négative qu’elle véhicule de la NBA et le fait que quand elle veut simplement informer, elle le fait mal. Et on ne peut pas s’empêcher de faire le parallèle entre des prétendus spécialistes qui passent à la télé et touche plus de 2,5 millions de spectateurs (audience du 13 heures de France 2 dimanche) et des comptes de passionnés qui relaient très bien l’information comme Trashtalk, The Daily Dunk ou même les comptes de franchise qui ne sont lus “que” par quelques milliers de personnes. Si la télé veut vraiment changer, faites appel à ces gens qui, même s’ils n’ont pas autant de diplômes, sont bien plus compétents que les actuels “spécialistes” de la balle orange.

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