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Les rencontres estivales #4 : Bison Bisou, deuxième album, visibilité et dualité

Les rencontres estivales #4 : Bison Bisou, deuxième album, visibilité et dualité

Vous pensiez qu’on vous avait laissés tomber hein ? Et bien non ! Après une petite pause estivale et un sacré ravalement de façade, le Pépère News reprend du service pour vous accompagner durant la monotonie pluvieuse et grisonnante de l’automne. La recette ? Une série d’interviews d’artistes rencontrés au détour d’un Main Square, tous originaires des Hauts-de-France. Rock, pop, jazz, rap… Tout le monde y trouvera son compte. Alors attachez-vous, ça va swinguer !

Comment définir les Bison Bisou ? Selon leur biographie : “Bison Bisou dégage sur scène toute la puissance d’un mentos dans une bouteille de gini qu’aurait renversé un enfant saoul de six ans.” Et impossible de résumer la présence scénique des 5 potes mieux que cette phrase. Le rock n’est pas mort, Bison Bisou a pratiqué un massage cardiaque sur le rock puis lui a fait l’amour et le résultat de cette union est né hier : le deuxième album de Bison Bisou, Pain & Pleasure est sorti. Cet été nous avons eu la chance de croiser la route de cette bande de potes au Main Square Festival. 

Pépère News : Vous sortez de scène, comment s’est passé ce concert ?

Charly : J’ai des crampes… Enfin c’est peut-être dû à mes excès quotidiens. (rires) C’était un bon moment, les personnes qui étaient présentes et qui ont manifesté leur présence l’ont manifestée de façon cool. Sur une scène comme ça il y a quand même une distance avec le groupe et le public mais on a réussi à créer un rapprochement assez intéressant, une belle connexion.

“Sur une scène comme ça il y a quand même une distance avec le groupe et le public”

Pépère News : C’est pas compliqué de jouer si tôt dans la journée ?

Charly : On a joué moyen tôt disons mais non… Il n’y a pas d’heure ! En fait, c’est peut-être plus compliqué de jouer en fin de festival, les gens peuvent être un peu fatigués, pour ceux qui ont passé 3 jours ici. En festival, le 3ème jour c’est un peu le jour le plus kiffant, tu commences à te déconnecter de tout, tu immerges dans le bain.

Pépère News : En 2014, vous avez fait le Printemps de Bourges et les Transmusicales maintenant vous jouez au Main Square, un festival de votre région, c’est une émotion particulière de venir jouer ici ?

Charly : En fait c’est grâce au Poche de Béthune, c’est eux qui nous ont invités aujourd’hui… Après le Main Square je vais être honnête tout de suite, j’ai toujours eu une vision un peu “nauséabonde” en utilisant un terme compliqué. Après on est très contents de jouer ici, on crache pas dans la soupe, enfin si un peu mais… (rires).

Seb : Dans un autre sens on est très contents car c’est un moment où on peut rencontrer d’autres personnes. C’est une opportunité de donner de la visibilité au groupe. Ce festival est une très grosse machine, c’est pas le circuit dans lequel nous on évolue d’habitude. On joue plutôt sur des scènes indé, avec de petits festivals mais c’est super de jouer ici car on fait écouter notre musique à des gens qui ne connaissent pas du tout, ni le groupe, ni peut-être ce genre de musique. Après les Transmusicales et le Printemps de Bourges on a fait plein de trucs, on a sorti un EP, un album, il y a un deuxième album qui sort le 4 octobre… On a passé pas mal de temps sur les routes, en France, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suisse etc… Du coup c’est cool de jouer ici, à la maison.

Charly : Même en terme de visibilité, c’est extraordinaire il faut le reconnaître ! (rires)

Seb : Après c’est pas dans notre stratégie de se dire “on a fait tel festival” parce qu’on compte pas sur ce genre de lieu pour faire nos trucs et genre le PTB ou les Trans c’était un méga tremplin mais on tournait déjà avant ça et ça nous a donné une visibilité nationale qu’on avait pas avant. Ça nous a permis de booker plein de dates partout ! Un lieu comme le Main Square avant le deuxième album c’est un bon tremplin aussi.

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Pépère News : Justement avec votre nom Bison Bisou, on sent bien que ça exprime une dualité mais on aimerait savoir dans quel sens? Une dualité entre votre musique et votre personnalité ? Entre les personnalités du groupe elles-mêmes ?

Seb : C’est un tout parce que justement les 5 personnes qui composent le groupe ont des personnalités différentes, des influences différentes et la musique qu’on fait est faite de ça.

Charly : L’album qui va sortir le 4 octobre justement, s’appelle Pain and Pleasure qui sont deux mots assez basiques mais qui veulent dire énormément de choses… La douleur et le plaisir, ça représente carrément ce qu’on est, ce qu’on vit en tant que groupe. Des moments douloureux, des moments plaisants mais il faut se l’avouer les moments plaisants l’emportent complètement sur les moments douloureux.

Pépère News : La composition et l’écriture à 5, ça s’articule comment?

Charly : C’est ça justement le côté Pain… Tout le monde propose, moi par exemple au chant je propose une base yaourt. C’est à dire que je chante, parfois il y a des mots qui sortent donc après j’écris, je réfléchis, j’essaie d’être un peu poète on va dire ! On compose ensemble car en faisant chacun ses propositions on s’influence les uns et les autres. C’est déjà arrivé que d’une traite à 5 on arrive à écrire un morceau qu’on enregistre direct. Pour l’album qui va sortir, on enregistrait directement les premières idées !

Afin de ne rien louper des dates de concerts et des sorties musicales de Bison Bisou, n’hésitez pas à les suivre sur Instagram en cliquant ici 

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