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L’Onde Théâtrale fait son retour avec Blue Monday toute l’année

L’Onde Théâtrale fait son retour avec Blue Monday toute l’année

Blue Monday toute l'année

Depuis trois mois, au conservatoire de Lille, une troupe de neuf étudiants répète une création originale. C’est le nouveau projet de l’Onde Théâtrale : Blue Monday toute l’année, porté par la Compagnie 8 et écrit par Géraldine Serbourdin, poétesse du Nord. À l’occasion de ce deuxième épisode, le Pépère News, une fois de plus, part à la rencontre de ses acteurs.

Alors que l’épisode 1 de Gilles Defacque retentit de succès, Géraldine Serbourdin choisit de reprendre la crise sanitaire comme source d’inspiration avec un nouveau regard. À l’opposé de la création burlesque du directeur du Prato, la poétesse opte pour un ton pathétique afin d’aborder les épreuves rencontrées par les étudiants dans cette période difficile. Blue monday toute l’année est déjà disponible sur le site de l’Onde Théâtrale.

Un projet qui porte déjà ses fruits

L’Onde Théâtrale a gagné son pari : pallier la carence culturelle étudiante en l’emmenant directement sur leurs écrans. C’est avec déjà plus de 3.000 vues que le premier épisode Clowns sans contact s’inscrit comme “la plus grosse vidéo de l’histoire de la web TV de l’Université de Lille”, nous explique Rémi Laverseyn, directeur artistique de La Compagnie 8 et créateur du dispositif de L’Onde Théâtrale. 

Photo extraite de l'exposition Alinéas ©Claire-Marie Régent
Photo extraite de l’exposition Alinéas. © Claire-Marie Régent

Touchant au-delà de la cause étudiante, c’est tout un système que l’Onde théâtrale a rallié à sa cause. Sylvie Dahamani, coordinatrice des événements culturels de la BU SHS ne nous cache pas sa joie : “C’est un plaisir d’avoir une exposition dans le trou noir de la bibliothèque, beaucoup d’étudiants ont été heureux de retrouver des choses.” Ce nouveau théâtre, “insensé au début” d’après les mots de Gaël Henanff, étudiant en philosophie, sait séduire et démocratise la pratique.

Un spectacle à fleur de peau

Une œuvre qui rend sensible la privation de présentiel. Une ode à l’envie du retour à la vie d’avant. Un scénario : neuf scènes avec un étudiant fantôme comme fil rouge. Tous les archétypes d’étudiants ayant subi de plein fouet scolairement et moralement la crise sanitaire sont présents. Une grande table rectangulaire, une nappe blanche épurée, voici la clef d’une création qui va vous faire frissonner. Une mélancolie émouvante pour un résultat “magnifique” clame Sébastien Lenglet, professeur au conservatoire de Lille.

La méthode : l’écriture collective. À la suite d’entretiens avec les étudiants du conservatoire ravis de pouvoir monter une pièce en plein confinement comme hymne à la vie, l’artiste crée. Elle commence à penser à son script et à l’identité de ses personnages. “Une écriture pour nous”, confie Bastien, élève au conservatoire. Pour Lilith, étudiante, le théâtre est un “rapport sensible au monde qui permet de mieux se trouver”. 

L’auteur représente un conflit intérieur. Un texte puissant. Éloigné de la réalité mais si proche de nos préoccupations actuelles. Entre vannes, taquineries et portraits sincères, ce spectacle saura émouvoir ou faire glousser. 

Pour faire suite à Chambre d’échos, l’exposition clownesque de Gilles Defacque, Géraldine Serbourdin et Marie-Claire Régent s’allient pour donner une deuxième fois vie à l’intérieur de la Bibliothèque Universitaire du campus de Lille 3 avec leur exposition “Alinéa”, du 18 juin jusque fin août.

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