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Martine Aubry présente son programme et sa liste pour un 4e mandat

Martine Aubry présente son programme et sa liste pour un 4e mandat

Candidate pour un 4e mandat à la mairie de Lille, Martine Aubry entre en campagne ce samedi 1er février et nous présente son programme et sa liste “Lille en commun, Lille en confiance“. Avec ses colistiers, elle propose de poursuivre les engagements pris lors de son mandat et d’aller “encore plus loin“.

Une liste renouvelée d’élus et de citoyens

L’actuelle maire se présente avec une équipe qu’elle qualifie “d’intergénérationnelle, d’expérience et d’avenir, composée de talents complémentaires“. Des colistiers âgés de 21 à 70 ans : d’actuels adjoints au maire et conseillers municipaux, mais aussi des entrepreneurs, deux étudiants, des militants associatifs, ou encore la basketteuse professionnelle Johanne Gomis. Une équipe à “57% renouvelée“, de 31 femmes et 30 hommes. La liste est composée à 50% de candidats du Parti socialiste (PS), 30% de personnes de la société civile, et pour le reste, de membres du Parti communiste français, du Parti radical de gauche, du Mouvement des citoyens et de Liberté Ecologie Fraternité. Une ancienne tête de liste EELV, Marie-Pierre Bresson, a également rejoint Martine Aubry.

Colistiers de Martine Aubry. Crédits : Célia Consolini.

Pour une ville “plus sociale, plus durable et plus démocratique”

“Quand je m’engage, c’est pour faire, parce que techniquement et financièrement c’est possible !” – Martine Aubry.

Martine Aubry veut répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux par “l’écologie inclusive“. Elle a pour ambition de “faire de Lille une ville de référence en matière sociale et écologique” parce qu’il n’y aura pas, selon elle, de transition écologique sans justice sociale. Pour cela, elle propose “un projet cohérent et pas une succession de dix ou quinze mesures démagogiques“, petite pique pour ses adversaires. Elle s’engage d’abord à ne pas augmenter les impôts, ce qu’elle considère être “une obligation et non un projet politique” – alors qu’elle les a fortement augmentés lors de son mandat actuel. Elle propose ensuite 20 mesures sociales et écologiques.

Des mesures pour l’écologie dans la continuité de ses précédents mandats

Pour atteindre l’objectif d’une ville bas carbone, elle souhaite “amplifier la métamorphose paysagère” avec des entrées de ville et des axes verts. Pour cela, elle promet “90 hectares d’espaces verts créés ou réaménagés“, tout en précisant que “ceux qui promettent 100 hectares d’espaces verts ne pourront pas réaliser cet objectif“. De plus, elle souhaite continuer la débétonisation des cours d’école et la débétumisation de la ville avec la création d’oasis urbaines. À ces mesures s’ajoute le développement du réseau de transports en commun pour aller vers une utilisation minimale de la voiture. Ces propositions sur la mobilité ont déjà été en partie votées au Schéma directeur des infrastructures de transports (SDIT) 2019.

Audrey Linkenheld, colistière de Martine Aubry, tenant le plan proposé par “Lille en commun, Lille en confiance” pour une ville durable et apaisée. Crédits : Célia Consolini.

Martine Aubry se félicite par ailleurs de ses bilans précédents, avançant une baisse de la pollution de l’air depuis 10 ans et le “respect par la ville de Lille des normes européennes contrairement aux autres grandes villes de France“. En revanche, elle reconnaît que la pollution reste élevée et notamment le taux de micro-particules. Les responsables pour elle : le passé industriel de la région, le choix de l’Allemagne de se chauffer au charbon et l’automobile.

“Nous agissons pour l’environnement par la mobilité, mais si la MEL ne fait pas respecter le plan de déplacement urbain que nous sommes les seuls [dans la MEL] à respecter et si l’Allemagne n’agit pas avec nous, nous n’arriverons pas à supprimer la pollution.” – Martine Aubry.

La justice sociale : un axe central de son programme

En matière sociale, Martine Aubry veut aller “encore plus loin“. Constructions et rénovations de logements, une maison de santé pluridisciplinaire, la gratuité des fournitures scolaires, 100% de produits locaux à la cantine, des résidences intergénérationnelles… Sur les logements vacants, la maire répond à “ceux qui veulent régler le problème du logement avec les 14.000 logements vacants sur Lille” qu’il n’y en a “en réalité que 7.000” – les “mauvais” calculs provenant selon elle du fort taux de rotation des logements.

Pour que les Lillois soient des citoyens actifs

Lille en commun, Lille en confiance” est une liste composée en partie de citoyens dans l’optique de “s’ouvrir à la société civile“. Martine Aubry a pour objectif d’intégrer les Lillois dans son projet, à travers les associations qui sont pour elle “essentielles pour que le tissu social ne se déchire pas plus“. Pour cela, elle propose de créer une “maison des solidarités” avec le Centre communal d’action sociale (CCAS) et les associations qui s’occupent des personnes en grande précarité. Les citoyens seront plus mobilisés par le biais du budget participatif. Elle prévoit d’en augmenter le montant de 1.5 à 2 millions d’euros et de créer un budget participatif pour les projets des enfants Lillois. Sa méthode : “une ville faite avec les Lillois” grâce aux nouveaux outils de démocratie en ligne, l’utilisation potentielle du référendum ou encore le droit de pétition locale.

La sécurité : un point délicat

Martine Aubry lors de sa conférence de presse du 1er février 2020. Crédits : Célia Consolini.

Pour la sécurité des Lillois, Martine Aubry propose d’ajouter de nouvelles caméras qu’elle nomme “caméras de vidéoprotection” et non de vidéosurveillance. En effet, après avoir été opposée à l’installation de caméras dans toute la ville, la maire avait fini par céder dans certains quartiers. Elle refuse toujours les “caméras tous les 50 mètres“, mais souhaite en ajouter de nouvelles “dans les quartiers où c’est nécessaire, où l’on sait qu’il y a un problème“. Parallèlement, elle voudrait créer un centre de supervision urbaine pour analyser les images et agir en cas de besoin, mais surtout pour cumuler des preuves afin de faire condamner les coupables d’actes illégaux. Elle souhaite aussi recruter 50 policiers municipaux supplémentaires mais avoue que la tâche n’est pas simple à cause des salaires des policiers trop faibles : “il y a un problème d’attractivité“.

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