Disney, DreamWorks ou Ghibli, ces studios d’animation mondialement connus nous suivent depuis les années 1980. Ils ont forgé nos esprits de merveilles et d’aventures en tout genre. Entre « La Petite Sirène », « Mon Voisin Totoro » ou encore plus récemment « Kpop Demon Hunters » ils continuent d’inspirer des milliers d’enfants partout dans le monde et c’est, en ce moment au grand écran que l’on peut voir, ou revoir, ces classiques de notre enfance.
Quentin Boitel, responsable animation au cinéma UGC de Lille, décrit le retour de ces films au cinéma comme l’occasion pour les grands-parents et parents de faire découvrir aux plus jeunes, les films qui les ont marqués et qui les passionnent. Selon lui, « Le cinéma, ça crée un lien (…) ça relie les différentes générations entre elles ».
Alors, des films qui sont pourtant sortis il y a presque 40 ans comme Kiki La Petite Sorcière (1989) ou La Petite Sirène (1990) reviennent sur le devant de la scène avec une exposition médiatique de plus en plus importante. D’où la nécessité culturelle pour les cinémas UGC et Majestics de Lille de proposer plusieurs séances de films multigénérationnels cultes. Il est possible d’aller voir jusqu’à fin octobre par exemple , des classiques Disney, des films des studios Laika ou encore des studios Ghibli.
La découverte ou redécouverte de ces références cinématographiques permet aux familles de pouvoir, ensemble se déconnecter, mais aussi pouvoir renforcer leurs liens. Avec l’avènement des plateformes de streaming comme Netflix ou Disney plus, regarder un film dans son entièreté devient de plus en plus difficile pour un enfant. Selon une étude de l’université de Cambridge avec le besoin de stimulation et les distractions extérieures, un enfant ne peut pas rester concentré durant une heure et demie, en tout cas pas avec cette configuration.
Dans un cinéma, le grand écran, les lumières éteintes et la proximité avec d’autres spectateurs, un enfant est plus enclin à se concentrer plus longuement. « Un enfant plongé pendant 1 h 30 dans un film, c’est à la fois une déconnexion et une reconnexion« précise Monsieur Boitel qui parle du cinéma comme d’un moyen pour les enfants de se « canaliser » avec des visuels de plus en plus impressionnants, des histoires magiques et quelques Pop Corn.
Mais alors, pourquoi ressortir ces films au cinéma aujourd’hui ?
Certains films étrangers, sortis avant les années 2000, ne sont pas parus dès leurs publications sur nos écrans de cinéma. Les films des studios Ghibli, par exemple, n’ont pas tous pu être visualisés, dès leur sortie au cinéma ce qui propose un regard nouveau sur le long métrage. Ces films sont souvent remastérisés, en 3D (Coraline en octobre) ou comportent des scènes coupées. Cela apporte en général une meilleure qualité visuelle et sonore à l’animation. Q.Boitel parle de « nouvelles restaurations 4K » et de « director’s cut » parfois disponibles pour quelques séances àl’UGC.
Certains de ces films d’animation reviennent par thématique. C’est l’occasion pour l’UGC de choisir ses films en fonction de la saison, de l’engouement qu’ils suscitent. C’est le cas des films Coraline ou L’Etrange Noël de monsieur Jack qui partagent tous les deux une ambiance féerique et mystérieuse et reviennent durant la période d’Halloween. C’est un moyen stratégique pour le cinéma, à la fois pour pouvoir remplir plus de sièges mais aussi pour faire découvrir des longs métrages moins mis en avant le reste de l’année.
Au cinéma UGC de Lille, les films choisis pour revenir sur grand écran ne sont pas plus coûteux que les nouveaux blockbusters, au contraire. En effet, les partenariats et droits de diffusion sont reconduits d’année en année permettant ainsi à des films datant de 1989 de revenir au grand écran pour le bonheur des enfants et le nôtre !
