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Pour toujours

Pour toujours

Je vous parle d’une ville magique. Capitale de la Loire-Atlantique. Une ville qui se tient belle et fière, un peu avant le grand estuaire. Voyez Nantes au pied de l’océan, rayonnante dans le soleil couchant. Entendez-vous dans le vent du soir tous ces chants qui viennent de la Beaujoire ? Entendez-les montez dans la nuit à la gloire de l’équipe canari. Le soleil a donné sa couleur au maillot que l’on porte sur nos cœurs.

Lorsque Nantes perd un de ses enfants de la balle, la ville passe du jaune au noir. Emiliano Sala n’était pas le plus charismatique des joueurs de football. Il n’était pas non plus le plus élégant des attaquants, ni le plus grand buteur. Mais tous les clubs où l’argentin est passé restent marqués par un homme honnête, humble et sympathique. Plus qu’un footballeur. Il était une icône, un modèle de respect et de travail. Mais surtout il incarnait l’espoir.

L’espoir de jouer les coupes européennes à son arrivée lors de la saison 2015/2016 à Nantes. L’espoir de renouer avec la victoire et les buts sous l’ère René Girard. L’espoir d’apporter un football plaisant malgré les tactiques défensives des entraineurs qui se succèderont. L’espoir de faire vibrer la tribune Loire et l’ensemble de la Beaujoire.

Aujourd’hui plus que jamais, l’espoir se meurt et revoir Emi sur un terrain nous parait de moins en moins probable à mesure que les minutes passent.

Pour toujours, nous garderons de lui l’image d’un guerrier, d’un travailleur acharné et d’un homme combatif et endurant qui par respect et politesse est revenu à Nantes pour un dernier au revoir à ses coéquipiers. Quelle bien triste morale que de mourir par politesse. Il aura, à Nantes, redonné le goût de l’attaque et des buts au club, le goût du football aux plus jeunes, le goût de la nostalgie aux plus anciens. Et pour ma part, redonné le goût du sport et du journalisme, lors de sa rencontre en juillet 2015.

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De ton premier match sous le maillot jaune et vert face à Lorient, jusqu’au triplé face à Toulouse. De ton égalisation lors du derby, en passant par tous tes coups de tête surprises et tes chevauchées incroyables jusqu’à ta reprise de volée face à Bastia. Tu étais au sommet de ta carrière, au sommet de ton art.

Pour toujours tu nous manqueras, Emiliano Sala.

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