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Rencontre avec Nicolas Huyghe, gardien du Lille Métropole Handball Club Villeneuve d’Ascq

Rencontre avec Nicolas Huyghe, gardien du Lille Métropole Handball Club Villeneuve d’Ascq

Nicolas Huyghe a 28 ans. Après de nombreuses années passées sur les terrains de handball de haut niveau, il a tiré un trait sur sa carrière professionnelle. En 3ème année de licence Éducation et Motricité à la faculté de STAPS de Ronchin, il fait le bonheur du LMHBCV (Lille Métropole Handball Club Villeneuve d’Ascq) en Nationale 2. Meilleur gardien de la poule, et peut-être du championnat, Nicolas revient sur ses glorieuses années handballistiques, jusqu’à l’élite du handball français.

 

Ton parcours sportif est riche, pourrais-tu nous le détailler ?

J’ai commencé le hand à Hazebrouck, dans les équipes jeunes. Je suis ensuite parti à Dunkerque pour intégrer le pôle espoir, puis le centre de formation de l’USDK. J’ai été stagiaire pro durant ma dernière année là-bas, et j’ai rejoint Gonfreville en D2 en tant que joker médical (pour pallier la blessure de Vladimir Perisic, ndlr). Je suis allé à Saran pendant 2 ans, où nous avons obtenu la montée en D2, avant de partir pour 2 ans et demi à Villeurbanne, entre la Nationale 1 et la Nationale 2. Pendant cette dernière année, j’ai eu la chance de signer à Massy, qui était en D1, où j’ai pu faire la deuxième partie de saison à l’issue de laquelle nous sommes descendus en D2. Je suis resté cette année-là, avant de revenir dans le Nord cette saison, à Villeneuve.

 

Pourquoi être venu à Villeneuve en Nationale 2 ? Comment s’est passé ton retour ?

À la base, ce n’était pas prévu que je reprenne après ma grosse blessure à Massy l’an passé, qui avait mis un terme à ma saison (il avait violemment heurté un poteau en revenant dans son but pour arrêter un ballon, ndlr.). Je voulais complètement arrêter, rentrer près des amis, des proches, de la famille, et reprendre les études. Je me suis tout simplement relancé dans le hand parce que des amis jouaient à Villeneuve, et que l’activité physique me manquait.

 

Vous êtes champions d’automne avec Villeneuve, 26 points pris sur 30 possibles, et vous avez remporté toutes vos rencontres de championnat depuis les deux faux-pas de début de saison. Est-ce que tu t’attendais à un tel départ ?

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre au niveau des équipes adverses, après les réformes de la Nationale 1. On avait un bon groupe, mais on savait aussi qu’au début du championnat, nous n’étions pas prêts. La première défaite contre Saint-Ouen (27-35) à domicile n’était pas très surprenante, celle contre Montfermeil (30-26), promu de Nationale 3, l’était un peu plus. Derrière, avoir une série comme celle-là fait plaisir, parce que l’on ne s’attendait pas à en avoir une si longue. Mais quand on voit le groupe qu’on a, notre façon de bosser à l’entraînement, les ajustements qu’on a pu faire, il n’y a rien de surprenant. L’effectif est de qualité et complémentaire à tous postes. On n’a pas volé notre place.

 

Revenir à Massy et les écraser (39-25) avec 18 arrêts au compteur, c’était quelque chose de particulier pour toi ?

Oui, j’étais content de revoir mes amis de l’année dernière. Sans trop vouloir revenir dessus, c’était aussi mon premier match là-bas depuis ma blessure. J’étais un peu bizarre, le début du match était un peu dur car stressant, mais sinon c’est que du kiff. À chaque fois que je retourne jouer dans des endroits que je connais, ce sont des moments particuliers, c’est génial.

 

La saison dernière s’était violemment terminée pour toi avec Massy, te reste-t-il des séquelles physiques ou morales de cet incident ?

Morales, non, parce qu’en soi c’est quelque chose qui n’arrive quasiment pas. Maintenant, je prends des « précautions ». Sur le plan physique, un peu, j’ai perdu beaucoup au niveau musculaire. Dès que je sollicite un peu le cou, je le sens rapidement. Mais sinon, je n’ai pas plus de séquelles que ça, et tant mieux.

 

Tu es encore jeune, comment envisages-tu l’avenir désormais ? Comptes-tu rester à Villeneuve ?

Pour l’instant, à Villeneuve. Là, l’objectif à court terme est d’essayer de monter, repartir comme il faut sur la deuxième partie de saison. Après, à moyen terme, je ne compte pas non plus bouger pour le moment. Je veux donner la priorité un peu plus aux études et au boulot, essayer de me poser un peu et trouver de la stabilité. Le hand m’a fait pas mal bouger, et tant mieux. Ce ne sont que de belles expériences, tu découvres de nouvelles villes, de nouvelles façons de vivre. On ne sait pas de quoi demain est fait, mais je suis rentré dans le Nord pour me poser, et le hand ce n’est que du plaisir.

 

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