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Saison 2018/2019, le bilan de l’Ouest

Saison 2018/2019, le bilan de l’Ouest

Après le bilan de la saison pour la conférence Est, il est maintenant temps de s’attaquer aux équipes qui ont lutté toute la saison pour se frayer (ou non) une place pour les Playoffs dans la jungle de l’Ouest.

Ils nous ont surpris

Alors que beaucoup s’attendaient à une lutte impitoyable pour les Playoffs avec une conférence Ouest toujours plus compétitive, certaines équipes ont su nous surprendre de la plus belle des manières. Et ce dès le début de saison. Pendant presque deux mois, alors qu’on ne donnait pas cher de leurs chances, les Clippers ont été en tête de leur conférence en proposant un jeu léché basé sur un collectif solide. Le groupe mené par Doc Rivers à qui on prédisait une longue saison de tanking (perdre des matchs pour essayer d’avoir un choix de draft le plus haut possible) a déjoué tous les pronostics et ce sans aucune star, fait rare à notre époque. Et même quand ils ont eu un coup de moins bien accompagné du trade de Tobias Harris qui était alors de loin leur meilleur marqueur, les Clipps ne se sont pas désolidarisés. Un nouveau leader offensif en sortie de banc en la personne de Lou Williams, un partage du ballon encore plus important et surtout une envie et une rage de vaincre inébranlables. De quoi se qualifier pour les Playoffs presque 1 mois avant la fin de saison et s’assurer un bilan très largement positif.

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Le coach Doc Rivers et ses deux rookies, Shai Gilgeous-Alexander et Jerome Robinson, symboles de l’union de ces Clippers

Un objectif que les Kings n’auront pas réussi à accomplir. La franchise qui n’a pas participé aux joutes de la post-season depuis 2006 (plus longue série en cours de toute la NBA) aura une nouvelle fois laissé passer sa chance. Portés par un groupe jeune avec des joueurs ayant énormément progressé d’une année à l’autre comme De’Aaron Fox ou Buddy Hield, les Kings nous ont montré un très beau visage, bien loin de celui de ces dernières années. Un jeu rapide, du tir à outrance, des highligts de folies (les Lakers se souviennent encore du buzzer beater de Bogdan Bogdanovic) et des jeunes révélations, de quoi exciter toute la Kings Nation qui n’attendait que ça depuis plus de 10 ans. Malheureusement pour eux, trop d’erreurs de jeunesse, des matchs perdus bêtements et un manque d’expérience criant pour les batailles dans la raquette auront eu raison de l’équipe de Sacramento qui échouera aux portes des Playoffs, à la 9ème place. De quoi donner encore plus envie à ce groupe qui pourrait se renforcer dans la raquette cet été et enfin redonner à cette franchise le prestige qu’elle mérite.

En revanche, si les Kings ont souffert de leur jeunesse, il y a une équipe qui, bien au contraire, a su en profiter. Cette équipe c’est bien évidemment les Nuggets. Le groupe le plus jeune de toute la NBA (une moyenne d’âge de seulement 24.7 ans) a toute la saison collé aux basques des indétrônables Warriors et s’est même offert une très belle deuxième place. Porté par un Nikola Jokic en très grande forme et prétendant à une nomination dans une All-NBA Team, Denver s’est également appuyé sur des joueurs qu’on n’attendait pas du tout à ce niveau. Malik Beasley, Monte Morris, Trey Lyles… Autant de joueurs dont on pensait qu’ils ne récolteraient que quelques miettes de temps de jeu et qui finalement ont prouvé qu’ils avaient largement le niveau NBA. Seul point noir, l’intégration d’Isaiah Thomas. L’ancien All-Star de Boston n’a pas réussi à retrouver son niveau après sa blessure et est très vite sorti de la rotation. On espère néanmoins pour l’équipe entrainée par Mike Malone que le lutin va sortir de sa boîte en Playoffs et pourquoi pas faire gagner un match à son équipe à lui tout seul. De manière générale, c’est toute l’équipe qui est attendue au tournant en Playoffs, alors que la moitié de la conférence Ouest espère devoir l’affronter au premier tour pour profiter de l’inexpérience de ce groupe

Nikola Jokic, leader technique des Nuggets et prétendant au MVP

 

Vous êtes sérieux là ?

Si des équipes nous ont surpris en déjouant tous les pronostics, c’est aussi car certaines ont été catastrophiques cette saison et leur ont laissé leur place. Et quand on pense aux déceptions de la saison, comment ne pas évoquer les Lakers ? La franchise mythique qui avait récupéré LeBron James cet été avait tout pour réussir. Le meilleur joueur du monde, des jeunes pétris de talent et de l’expérience. Largement suffisant pour aller en Playoffs non ? Et bien non. Alors qu’on les attendait au sommet de la conférence Ouest à la lutte avec les Warriors, les pourpre et or nous auront déçus tout au long de la saison. Cette équipe n’a jamais été proche de l’élite de la grande Ligue, elle n’était même pas la meilleure de sa ville ! Mais comment expliquer cette déroute collective ? Plusieurs facteurs entrent en compte mais celui qui vient directement à l’esprit est l’implication des joueurs. On a vu pendant 6 mois une équipe rechignant à défendre, nonchalante et qui ne courait pas. Et si on ajoute à ça des blessures, des déclarations douteuses dans la presse, des rumeurs de transferts toutes les semaines et un coach dépassé par les évènements, on a beau avoir un des plus beaux effectifs de la Ligue, on ne peut pas y arriver. Et quand en point d’orgue la légende du jeu Magic Johnson démissionne de son poste de directeur des opérations basket, on peut être sûr qu’il n’y a rien a retenir de cette saison. On espère sincèrement un renouveau cet été en Californie avec probablement l’arrivée d’une superstar et des trades dans tous les sens amenés par le nouveau front office.

LeBron James, totalement désolidarisé de son équipe

 

Il y a une autre équipe pour qui on espère que l’été sera animé également. Une équipe qui n’a pas connu les Playoffs depuis 10 ans. Une équipe qui n’a pas dépassé les 23 victoires depuis 5 ans. Cette équipe, c’est les Suns de Phoenix. Une organisation qui s’enfonce chaque année un peu plus dans la médiocrité et qui, malgré son premier choix de draft la saison dernière, n’a toujours pas réussi à modifier le tir. La bonne nouvelle, c’est que les Suns auront à nouveau un choix de draft assez haut pour entourer leur jeunesse dorée. La mauvaise, c’est que Phoenix n’aura même assez de cap disponible pour pouvoir signer un des gros free agents disponible cet été (Durant, Leonard, Irving entre autres). La saison prochaine devrait donc encore une fois être décevante avec un groupe encore trop jeune et manquant d’une superstar pour réellement obtenir quelque chose.

 

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Il va falloir confirmer en Playoffs

Avec l’arrivée de Demarcus Cousins, considéré comme le meilleur pivot de NBA avant sa terrible blessure, les Warriors n’avaient aucune excuse. Il fallait finir premier de la conférence Ouest et remporter le titre. Le premier objectif a été rempli mais finalement, c’était le moins important. On attend ces Warriors au tournant en Playoffs, eux qui sont en route pour un Three Peat (trois titres d’affilée). Si le premier tour devrait être géré assez facilement face aux Clippers, la suite sera bien différente. Pour la dernière campagne de l’histoire de la franchise à Oakland dans l’Oracle Arena, les Dubs devront écarter les Rockets ou le Thunder, deux équipes qui leur ont posé énormément de problèmes les dernières saisons. Et s’ils y arrivent, la finale ne sera pas gagnée d’avance avec une confrontation face au vainqueur de l’Est qui s’annonce déjà épique tant le niveau sera élevé. Les Warriors devront surtout faire attention à ne pas tomber dans la facilité et la suffisance pour assurer ce qui, vraisemblablement, serait un dernier titre pour Kevin Durant et Demarcus Cousins avec la bande de Curry.

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La superteam des Warriors composée de 5 All-Stars : Curry, Thompson, Durant, Green et Cousins

 

Même chanson pour Rockets. L’équipe du MVP en titre, James Harden (en lice pour une seconde nomination) se doit de se “rattraper” de sa saison dernière où elle avait été éliminée au bout d’une série épique face aux Warriors en 7 matchs. Et pour ça, rien de mieux qu’un titre acquis face aux méchants hommes d’Oakland. D’autant plus que James Harden doit montrer qu’il n’est pas qu’un joueur de saison régulière et qu’il est capable d’être aussi fort voire même plus fort encore en Playoffs, quand les défenses se resserrent et que chaque possession est importante. Si les Rockets ne sont pas en mesure de remplir ces objectifs, il est fort probable que l’on arrive à une fin de cycle. Chris Paul vieillit et a un contrat toxique, Harden ne pourra pas toujours être aussi fort et le groupe semble d’une manière générale avoir atteint son plafond avec des joueurs comme Danuel House, PJ Tucker et Austin Rivers qui font les meilleures saison de leurs carrières. La victoire ou rien donc.

Et voila ! Vous avez eu 6 mois de saison régulière résumés en quelques lignes. Maintenant, regardez les Playoffs et régalez vous, ça va être grandiose.

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