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Sauvons ce qu’il reste de la liberté de la presse !

Sauvons ce qu’il reste de la liberté de la presse !

L’annonce est passée. Le New-York Times arrêtera de publier des caricatures de presse. La raison ? Ne plus choquer personne. Pourtant, la caricature de presse semble être un genre idéal pour tourner à la dérision ce sur quoi nous n’en pouvons plus de poser des mots. C’est donc une dangereuse remise en question de la liberté de la presse et des journalistes qui se posent à nous.

Pourquoi cette décision ?

L’édition internationale avait publié fin avril un dessin de Antonio Moreira Antunes représentant le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et Donald Trump qui avait fait rage sur la toile. Effectivement, le chef du gouvernement israélien était dessiné tel un chien guide, portant un collier avec une étoile de David et était tenu en laisse par le le président américain, représenté comme aveugle avec une kippa sur la tête. Malgré les excuses du New York Times, la polémique ne faiblissait pas.

Caricature d’Antonio Moreira Antunes ayant fait scandale fin avril.

Les directeurs de rédaction ont donc décidé de s’aligner sur la politique éditoriale de leur édition américaine et ont annoncé le lundi 10 juin arrêter la publication des caricatures de presse dans leur édition internationale.

Selon l’un des dessinateurs vedettes du New York Times, Patrick Chappatte, cette décision est directement liée à l’affaire qui a suivie le dessin d’Antonio Moreira Antunes.

«Ces dernières années, certains des meilleurs dessinateurs de presse aux Etats-Unis (…) ont perdu leur travail parce que leurs éditeurs les trouvaient trop critiques envers (Donald) Trump», a-t-il poursuivi. «Peut-être devrions-nous commencer à nous inquiéter Et nous rebeller. Les dessinateurs de presse sont nés avec la démocratie et lorsque les libertés sont menacées, ils le sont aussi.»

Voir aussi

Patrick Chappatte, dessinateur au New York Times

“All the News That’s Fit to Print”, (toutes les nouvelles qui méritent d’être imprimées), la devise du journal exclue donc désormais toute une tranche du journalisme : le dessinateur journaliste, celui qui critique à travers l’art bon nombre de travers de notre société.

Avec cette décision, c’est non seulement une atteinte à la liberté de la presse mais aussi (et encore une fois !) une régression de l’humour publié dans nos journaux.

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