En lecture
Sunderland ‘Til I Die saison 2 : du foot et des supporters fous

Sunderland ‘Til I Die saison 2 : du foot et des supporters fous

Dans le Nord-Est de l’Angleterre, où règnent la pauvreté et le monde ouvrier, le foot égaie le quotidien de milliers de personnes. Sunderland ’Til I Die, c’est l’histoire d’un club, d’un amour, d’une ville qui vit pour le foot.

La recette n’a pas changé pour cette deuxième saison, Netflix nous embarque dans le quotidien du club des Black Cats. On suit alors les journées du coach, des dirigeants, des joueurs, mais pas que. Car là où Netflix se démarque, c’est en donnant également la parole aux journalistes, aux chefs cuistos mais aussi et surtout aux supporters. 

La saison 1 nous avait laissés sur des images tristes. Une deuxième relégation en deux ans pour le club de Sunderland qui se retrouvait alors en League One, le troisième niveau national. Au-delà de ça, c’est l’aspect financier qui inquiétait. Avec des pertes estimées à 30 millions de livres par an, le club devait se ressaisir. Sous peine de faire faillite.

La renaissance

Si la réalisation n’a pas changé, le casting, lui, a été largement modifié. Avec un nouveau propriétaire, un nouveau coach et un nouveau capitaine, le remaniement a été grand. Et le club doit se lancer dans une opération rachat pour ses supporters. C’est toute une mentalité qui doit être changée et voir comment un club travaille en coulisses est passionnant. On découvre une entreprise mal gérée, dans laquelle les comptables ne savent pas où va l’argent et surtout une mentalité déplorable. C’est d’ailleurs l’objectif de ces nouveaux protagonistes : changer la mentalité. Faire en sorte de toujours atteindre l’excellence et faire de Sunderland une entreprise viable.

Et pour ça, le sportif est au centre de toutes les attentes. Avec seulement 9 joueurs conservés par rapport à l’année précédente, l’entraîneur doit composer avec un mélange de jeunes pousses et de joueurs expérimentés. Si la remontée en deuxième division est l’objectif, le parcours sera sinueux et empli d’obstacles. Avec la descente en League One, tout devient plus compliqué. Les dirigeants parviendront-ils à conserver leur prodige Josh Maja ? Vont-ils gérer la gestion du mercato hivernal ? Vont-ils réussir à ne pas céder au panic buy et rester dans les dépenses fixées ? Et alors que l’équipe réalise une belle saison en championnat, elle doit en plus gérer les coupes. Alors qu’une finale mène à Wembley, quelle compétition privilégier ?

Des supporters amoureux 

Mais au-delà de tout ça, comment satisfaire les supporters ? Tous les clubs se le disent, mais les supporters de Sunderland sont spéciaux. On parle tout de même d’une ville dans laquelle le prêtre a une écharpe aux couleurs du club et prie quotidiennement pour l’équipe. C’est ce qui rend cette série si passionnante. Voir ces supporters, auxquels on s’attache, se donner corps et âme pour leur équipe. Dans le Nord-Est, une des régions les plus pauvres d’Angleterre, le foot est pour eux un exutoire. Certains affirment même que c’est ce qui leur permet de tenir, c’est leur raison de vivre. On voit aussi certaines… fantaisies. Des supporters qui emmènent des sièges du stade pour décorer leur maison, d’autres qui se tatouent « Sunderland ’til I die » [Sunderland jusqu’à la mort] ou encore un président en parcage visiteurs à moitié ivre. Mais c’est ce qui fait la beauté de ce club, ce qui lui permet d’avoir, avec 47 000 spectateurs à Noël, la plus grosse affluence de l’histoire du championnat. Pour faire simple, c’est comme si un match Créteil-Pau rassemblait autant de personnes. Mais les supporters en sont fiers. Et ils veulent y contribuer. Car dans ces temps compliqués, comme dirait un supporter, « il est crucial pour Sunderland que le club ait du succès ».

Quelle est votre réaction ?
J'adore !
0
J'ai hâte !
0
Joyeux
0
MDR
0
Mmm...
0
Triste...
0
Wow !
0
Voir les commentaires (0)

Répondre

Pépère News

GRATUIT
VOIR