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The Weeknd livre ses pensées les plus sombres dans son nouvel album

The Weeknd livre ses pensées les plus sombres dans son nouvel album

The Weeknd, de son vrai nom Abel Tesfaye, revient deux ans après son précédent EP avec After Hours. L’artiste a décidé de ne pas reporter la sortie de son album, prévue le 20 mars… et il a bien fait ! Quoi de mieux que des sons discos et rythmés pour animer notre confinement ? Ou encore des morceaux plus doux à écouter calmement le soir ? Retour sur l’excellent album de The Weeknd, que vous allez écouter en boucle cette année…

Si vous avez aimé Blinding Lights, sorti en novembre dernier et track n°9 de l’album, vous allez adorer After Hours. L’album est cohérent dans son univers sonore. Un peu trop peut-être, mais en même temps, ça rend tellement bien qu’on ne peut pas lui en vouloir. L’album mêle ambiances discos et psychédéliques, synthé, drum bass et influences rétros des années 80. L’artiste a également beaucoup misé sur la cohérence narrative de cet album. On retrouve un Abel très seul, abîmé mentalement et physiquement – comme en témoigne la pochette de l’album ci-dessous – par la drogue et ses relations passées.

Un album teinté de rouge

Quand on regarde les clips d’After Hours, Heartless, Blinding Lights – tous plantés dans le même décor -, une couleur prédomine : le rouge. The Weeknd apparaît dans un costume couleur sang, entre pleurs, rires et cris. Il nous fait penser au Joker de Todd Phillips. À Las Vegas, qu’il appelle “Sin’s City” (littéralement, la ville des péchés), il se laisse aller entre drogue, folie, argent et violence. La première partie de l’album est très rythmée, un peu plus expérimentale et psychédélique. Abel Tesfaye oscille entre le regret de ses précédentes relations, le souhait de s’échapper, la peur d’être seul.

Un album rempli d’idées noires

Son cœur brisé devient auto-destructeur. Abel plonge dans l’obscurité et décrit sa descente aux enfers dans cet album. Dans Heartless, il souhaite “trouver celle qui pourra [le] réparer”. Il se confie aussi beaucoup sur son addiction à la drogue qui le détruit, et manque de peu de le tuer. Mais dans le dernier track de l’album, il exprime son désir d’être sobre et clean : “Je ne veux plus jamais toucher le ciel”. Très bon auteur, Abel Tesfaye est un vrai poète, surtout quand ils s’agit de parler de drogue. Coup de cœur de cet album : le titre Snowchild. Il décrit l’enfance de The Weeknd, mais aussi la montée rapide de sa célébrité et, à nouveau, son addiction à la drogue. L’artiste mêle avec agilité les références à son passé difficile, sa présente vie de fortune, et l’envie de retourner d’où il vient, sur un son rythmé mais calme et très doux.

En attendant d’aller voir The Weeknd en concert – à Paris les 12, 13 et 14 novembre 2020 – vous pouvez écouter After Hours et vous plonger dans les émotions les plus violentes que traverse Abel Tesfaye. Une version deluxe est désormais disponible, avec un live et trois remix en plus des 14 titres de l’album.

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