Tout pour le hand

Rencontre avec Aubin Le Pelley Fonteny, joueur de handball amateur en pré national avec le club de Marcq-en-Barœul Handball. Il nous raconte sa passion pour son sport, son parcours et ses objectifs pour la saison en cours. 

Normand d’origine, Aubin Le Pelley Fonteny a fait ses gammes à Bréhal, petit village du département, puis à Granville, ville voisine, où il a continué de se perfectionner jusqu’à ses 18 ans. Pour ses études, il décide de partir à Lille où il est recruté par le club Marcq-en-Barœul Handball.

Pour Aubin, tout tourne autour du handball : “J’ai choisi de ne pas faire de prépa pour laisser de la place au hand et j’ai choisi Lille car c’est une région avec beaucoup de hand.” Pourtant, le handball n’est au départ pas une évidence pour lui : “A Bréhal, je n’avais le choix qu’entre foot et hand. La haine du foot de mon père, et un sport en salle pour ne pas être sous la pluie pour ma mère (rires), a suffi pour que mon frère et moi mettions les pieds dans le handball, presque par défaut, donc !” Un choix par défaut qui devient bien vite une véritable passion.

Une passion qui va de pair avec son lot de sacrifices

Il n’y a pas que les sportifs de niveau international qui dévouent tout à leur sport. Le rythme des séances est intense, dans son ancien club à Granville, c’était six entraînements par semaine, aujourd’hui c’est trois. Les compétitions entraînent de nombreux déplacements, à hauteur de minimum un match par semaine en pleine saison, auxquels s’ajoutent parfois des matchs amicaux.

Aubin Le Pelley Fonteny ©William Bali
Aubin Le Pelley Fonteny ©William Bali

Si l’hygiène de vie est moins contrôlée que pour les sportifs de haut-niveau, il faut néanmoins faire des choix contraignants pour espérer atteindre ses objectifs : “A mon niveau, ce rapport à l’hygiène de vie est vraiment un choix individuel. On est peu à le faire. Par exemple, pas de vacances pour privilégier la préparation physique tout l’été, pas de sorties avant un match, gestion des repas selon les échéances etc… Contraignant ? Oui, mais la question ne se pose même pas.” S’ajoute à cela l’équilibre exigé par ses parents : “Le deal a toujours été : hand tant qu’on veut, tant que les résultats scolaires suivent. Et pour allier cours, hand et sorties ? Facile, bien souvent hand et soirées vont de pair !”

Une pratique sportive mise à rude épreuve par la Covid-19

La pandémie a été un véritable frein pour tous les licenciés des clubs amateurs. Bon nombre d’entre eux se sont retrouvés découragés et il était d’autant plus dur de garder le moral, la motivation et surtout une bonne hygiène de vie : “Un an et demi d’arrêt total, c’est long pour garder la forme ! Le rapport à la crise a été très personnel pour tous les joueurs. D’ailleurs, beaucoup sont revenus avec beaucoup de kilos en trop.”

D’autant plus que les joueurs amateurs ont tardé à voir le bout du tunnel. Si la motivation pouvait être de mise lors du premier confinement, les mois s’enchaînant sans perspective de reprise en ont découragé plus d’un. En ce début de saison 2021-2022, les joueurs réalisent et profitent pleinement de pouvoir de nouveau jouer une saison dans des conditions presque normales : “On voit une motivation et un plaisir de jouer décuplé : on a tous un an et demi de handball à rattraper !”

Des objectifs clairs

Aubin joue donc depuis août dans le club de Marcq-en-Barœul Handball en pré national. La saison s’organise en deux parties. Première partie : la phase de poule. Deux poules de huit équipes s’affrontent, les quatre premiers vont en poule haute et rencontrent les quatre premiers de l’autre poule. Il en va de même pour les poules basses. La deuxième partie détermine le classement final de la saison : “C’est le vif du sujet !” Ainsi, la première équipe est promue en Nationale 3 et la dernière est reléguée au niveau inférieur, c’est-à-dire en Excellence Régionale.

Quand on lui demande les objectifs de la saison pour le club, Aubin répond sans hésitation : « La montée en N3, non négociable. ». D’un point de vue plus personnel, son objectif réaliste est de jouer dans l’équipe une de Granville : “Après, nous rêvons tous de devenir pro et d’en vivre, mais le milieu est trop fermé pour que ça puisse être un objectif de vie cohérent.”

Pour atteindre ses objectifs, une seule solution : le travail et le sérieux. “Quand on s’engage dans une équipe, on signe une charte morale d’assiduité. Rien d’obligatoire, mais de toute façon on sait tous qu’entrainements et matchs ne sont pas facultatifs, au risque d’être écarté de l’équipe.” Ses matchs ont débuté le 2 octobre, salle Pierre Mazeaud à Marcq-en-Barœul. Une bonne nouvelle pour Aubin, qui attendait avec impatience cette reprise. Et comme il nous le précise avec humour : “L’entrée est gratuite et les bières à 2€50 !”

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