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Les Jeunes Insoumis.es font leur rentrée, marquée par une jeunesse en mouvement

Les Jeunes Insoumis.es font leur rentrée, marquée par une jeunesse en mouvement

A 200 jours du premier tour de l’élection Présidentielle, Les Jeunes Insoumis.es ont fait leur rentrée ce mercredi 30 septembre à la salle Philippe Noiret, dans le quartier de Wazemmes, à Lille. Entre canettes “Palestine Cola” et maillots “Mélenchon 27”, près de 150 militants et nouveaux venus étaient présents. Ils se sont réunis pour découvrir le mouvement, préparer une stratégie de campagne et échanger sur les mobilisations lycéennes et étudiantes.

La salle se remplit peu à peu. Au fond, des affiches à l’effigie de la campagne tapissent les murs, et plusieurs stands sont installés. Entre deux arrivées, les discussions s’enchaînent. On se salue, on échange quelques mots, certains découvrent les lieux tandis que d’autres semblent déjà se connaître. L’ambiance est conviviale. Puis les participants s’installent sur le sol face aux intervenants, et l’attention se concentre sur les prises de parole. Au fil des interventions, un sujet revient constamment : la mobilisation actuelle des bacheliers en devenir. Les revendications lycéennes continuent d’être proclamées dans plusieurs villes de France. Nombreux de ces établissements ont connu des perturbations, sur fond de colère vis-à-vis de classes surchargées et de manque d’enseignants. A Lille, plusieurs établissements ont également été concernés, notamment le lycée César Baggio dans le quartier de Moulins, amplement médiatisé en France et à l’étranger.  

Pour les Jeunes Insoumis.es présents ce soir-là, cette mobilisation est difficilement dissociable de ce début d’année scolaire, charnière à l’aube de la campagne Présidentielle. “Il faut soutenir massivement les lycéens” – lance Aurélien Le Coq, député de la 1ère circonscription du Nord, retenu du fait de son accompagnement auprès de jeunes toujours en garde à vue à la tombée de la nuit.  

Pour Khadija Gowar-Ghomari (LFI), récemment élue conseillère municipale et métropolitaine de Lille, la jeunesse est “la fierté” de la France et fait preuve “d’humanisme”. Son soutien envers la nouvelle génération est tout autant indéfectible que ses camarades, face à un “fascisme qui se nourrit de la misère et de la division”. Elle ajoute : “Vous avez des droits.” ; “Vous demandez vos droits pacifiquement.” 

De l’adhésion au porte-à-porte  

Pour certains participants cette soirée constitue justement une première étape. Nejma et Lucie – étudiantes en sciences politiques, découvrent ce type de réunion. Elles expliquent être venues notamment pour en apprendre plus sur le mouvement. Les jeunes femmes souhaitent également mieux connaître son fonctionnement et découvrir les diverses possibilités d’engagement, du bulletin à l’action militante. Mais évoquent surtout l’envie de “rencontrer des gens” et de discuter. 

D’autres sont déjà engagés. Paolo, activiste depuis mars 2026, précise que rejoindre le parti de Jean-Luc Mélenchon constitue pour lui une manière d’y prendre part “à son niveau”. 

Le militantisme présenté est avant tout concret : tractages, présences sur les mobilisations, groupes de discussions permettant de suivre les prochaines actions. Apolline, encartée depuis 2018 affirme que “l’action la plus importante, c’est le porte-à-porte”. Une manière, selon elle, d’aller directement à la rencontre de la population, notamment celles et ceux qui sont les plus éloignés de la politique, pour échanger sur leurs préoccupations et faire connaître les propositions du mouvement. Tout au long de la réunion, les participants peuvent notamment s’inscrire via un formulaire de contact pour rejoindre un groupe Telegram et recevoir les informations sur les prochaines actions.  

“Votre génération a la capacité de tout changer”  

La soirée se termine sur une forte dynamique avec un tonnerre d’applaudissements lorsque Aurélien Le Coq prend place pour la dernière vingtaine de minutes. Il demande aux jeunes présents de participer à la campagne et rappelle l’échéance des 200 jours avant le 1er tour de l’élection. “Votre génération a la capacité de tout changer”, affirme-t-il.  

L’élu évoque également Mai 68, mouvement où la mobilisation étudiante avait contribué à déclencher une crise sociale et politique majeure. Il compare cette période actuelle comme un “moment historique semblable à celui que nous vivons actuellement”.  

Le député de la 1ère circonscription du Nord rappelle l’objectif du parti, de ne pas simplement rassembler les militants dans un bar, mais de mobiliser au-delà de la base électorale. “On va gagner !” résonne sans discontinuer dans la salle. Le ton est donné pour cette rentrée militante, qui s’annonce dès à présent décisive.  

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