En lecture
Interview : rencontre avec Constance Gay, à l’affiche de la nouvelle série “L’Été 36”

Interview : rencontre avec Constance Gay, à l’affiche de la nouvelle série “L’Été 36”

De retour sur le petit écran avec la saison 2 de Flashback, Constance Gay poursuit sur sa lancée et sera bientôt l’une des héroïnes du nouveau grand projet de TF1, “L’été 36”, co-créé par Marie Deshaires, Catherine Touzet et Iris Bucher.

Présente en mars au festival Séries Mania (Lille) pour présenter cette nouvelle série aux côtés de Julie de Bona, Sofia Essaïdi et Nolwenn Leroy, l’actrice nous parle avec franchise de la fiction, de sa passion pour le jeu ou encore de ses ambitions. Retour sur cet échange.

Pépère News : Pouvez-vous nous présenter la série L’été 36 ?

Constance Gay : C’est un polar dans le style du Crime de l’Orient-Express, à la Agatha Christie, comme on en a rarement vu. C’est une immense fresque historique qui suit le parcours de quatre femmes ! 

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce projet ?

Je ne peux pas vous mentir, c’est l’ampleur du projet qui m’a attirée. Quand Iris Bucher me propose le rôle de Léonie, en connaissant toutes ses anciennes réalisations (Le Bazar de la Charité et Les Combattantes), je sais instantanément que je ne vais sans doute pas dire non. Ensuite, quand on nous présente l’équipe d’acteurs, le scénario, le réalisateur, le décor et les costumes, mon hésitation a été assez brève (sourire).

Pouvez-vous décrire votre personnage, Léonie Morel ? Vous dites que c’est un petit écureuil… 

L’écureuil, c’est le petit animal qui met son nez un peu partout ! Très vif, très intelligent, qui sent les choses. Quand on voit un écureuil monter à l’arbre, on a l’impression qu’il est toujours content. C’est un peu elle finalement ! Au-delà de ça, je pense que c’est le personnage le plus moderne de la série ; elle est très en avance pour son temps. En 2026, elle ne serait pas outrée par grand-chose. C’est une femme forte, battante, moderne ! 

Y a-t-il des points communs entre Léonie et Constance ? 

Je crois tout ce que je viens de vous dire ! J’aurais pu être cette femme à l’époque. Je pourrais même aller plus loin, en vous disant qu’en 1936, je finis rapidement à la guillotine ! C’est vraiment l’aspect battante qui nous relie avec Léonie, ainsi que nos convictions. 

Comment avez-vous abordé ce rôle ?

Je me suis nourrie de l’époque pour comprendre le contexte historique et social, ainsi que l’ambiance. Ensuite, pour construire le personnage, j’ai lu et relu les textes, j’ai travaillé avec les scénaristes et le réalisateur. J’ai fait une tambouille de tout ça pour arriver à Léonie.

Vous partagez l’affiche avec trois autres héroïnes (Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Nolwenn Leroy). Comment s’est passée votre collaboration ? 

Je ne veux pas faire chialer dans les chaumières… mais c’était merveilleux. Il y a eu un truc instantané. J’ai rencontré les quatre filles complètement séparément, dans des endroits, moments différents… et on est devenues des aimants. Toutes nos différences, nos complémentarités se sont exactement rassemblées au bon endroit pour faire un vrai groupe d’humains. La combinaison de nos quatre personnages montre vraiment tous les aspects de la femme ; c’est joli. Et c’est pareil pour les actrices ! 

De gauche à droite, les quatre héroïnes de L'Été 36 : Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay, Nolwenn Leroy. Photo : Alexandre Van Assche/Pépère News
De gauche à droite, les quatre héroïnes de L’Été 36 : Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay, Nolwenn Leroy. © Alexandre Van Assche/Pépère News

Quid de votre binôme avec François-Xavier Demaison (FX) ?

François-Xavier Demaison est un ami. Pas un collègue, un ami. En fait, ce commissariat a été pour moi comme une répétition au théâtre. C’était une petite bulle de théâtre de boulevard pour nous. Ce duo entre Léonie, une vraie boule de feu, et ce vieux garçon plein de principes, campé sur ses positions mais qui va énormément évoluer au contact de cette jeune femme, est vraiment délicieux. J’avais décidé avec Léonie qu’elle le trouverait touchant ; je ne voulais pas montrer la facette de la femme moderne qui débarque en disant “c’est qui ce vieux con ?”. 

Que ressentez-vous lorsque vous vous voyez sur le grand écran, au Théâtre du Nord, accompagnée par le public ?

Je ne comprends pas les acteurs qui ne regardent pas leurs séries. C’est une aventure énorme et collective. Ne pas regarder une série car on y joue, cela veut dire qu’on n’a pas envie de regarder le travail des autres. Je regarde vraiment L’été 36 comme une spectatrice, popcorn à la main. Au vu des retours, j’ai l’impression que ça plaît, que les gens sont rentrés dedans et sont impatients de connaître la suite. Je suis émerveillée par la série qu’on a faite ! C’est une série bonbon que tout le monde peut regarder. Et puis c’est génial de la découvrir avec le public, notamment lorsqu’on est acteur de télé. On s’immisce dans la vie des gens, dans leur salon mais on n’a jamais leurs réactions. 

D’où vous vient cette passion pour la comédie ? 

Ma passion du jeu ! C’est bête… mais j’aime jouer. Jouer dans le sens des cartes. Il ne faut pas me faire faire du poker ou des échecs, sinon c’est jusqu’à 8h du matin en m’y mettant à 21h ! Ma vie tourne autour de la compétition. Ensuite, je suis passionnée de littérature. Le combo des deux donne le théâtre. 

Le théâtre, vous l’avez appris au Cours Florent. Que vous a apporté cette expérience ?

En Classe Libre plus précisément ! Malgré moi, c’est ce qui m’a fait démarrer, car je n’avais jamais fait de théâtre. J’ai passé le concours pour la Classe Libre un peu par hasard. Sans ça, je n’aurais pas fait ce métier. Je lui dois beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Je ne suis pas l’actrice qui a de la technique. Une fois que c’est acquis, on passe à l’instinct, on travaille des choses moins palpables. Je me suis fais mes propres techniques. Il n’y a pas une technique mais des techniques. La Classe Libre m’a appris à jouer la tête à l’envers. Qu’il pleut, qu’il vente, qu’il neige. Avec de la fièvre. J’ai tellement joué pendant deux ans qu’après… tu as la sensation de pouvoir tout faire !

Quels conseils donneriez-vous à un(e) jeune comédien(ne) ?

De ne jamais s’arrêter de travailler. De ne pas s’apitoyer sur son sort. De lire, se renseigner tout le temps. Et enfin de créer. Si tu attends, je te souhaite beaucoup de courage car tu n’es pas au bout de tes peines ! Quand tu rates un casting, tourner en boucle pendant deux mois dessus, c’est de l’attente inutile. Il faut avancer. Il y a encore six ans, j’ai loupé un casting parce que j’avais “trop de tâches de rousseur”. À partir de là, qu’est que tu veux faire ? Tu veux défoncer des murs ? J’étais meilleure que l’autre mais je n’ai pas été prise. C’est dur, mais pas plus qu’un autre métier.

Vous êtes très présente en ce moment à la télé, mais pourriez-vous revenir sur les planches ?

Évidemment. Mes premiers amours, c’est le théâtre. J’ai fait ce métier pour ça ! Mais, j’aimerais que ce soit pour des grands rôles. Des textes qui m’animent. 

Pour conclure, si on vous propose une suite à “L’été 36”, vous acceptez ?

Je dis évidemment oui ! Et d’ailleurs, c’est un peu dans les tuyaux…

Retrouvez Constance Gay dans la série événement “L’Été 36”, prochainement sur TF1.

Quelle est votre réaction ?
J'adore !
1
J'ai hâte !
0
Joyeux
0
MDR
0
Mmm...
0
Triste...
0
Wow !
1

Auteurs/autrices

Voir les commentaires (0)

Répondre

Votre adresse Email ne sera pas publié

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.