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Interview : Émilie raconte son quotidien d’étudiante en droit à Lille

Interview : Émilie raconte son quotidien d’étudiante en droit à Lille

Emilie, étudiante en droit au campus de Moulin.

Émilie est étudiante en Droit international et droits européens (DIDE) à l’Université de Lille, où elle entame sa deuxième année de licence. Afin de mieux cerner le quotidien d’une étudiante en droit, Émilie s’exprime sur cette licence qu’elle apprécie et recommande.

Pépère News : Pourquoi as-tu choisi de faire du droit ?

Émilie : On peut qualifier mon parcours de classique. Je suis une personne de nature très littéraire et je souhaitais en terminale devenir enseignante en histoire, ou du moins professeure dans le domaine des Lettres. En ce sens, j’ai postulé sur Parcoursup à différentes classes préparatoires autour de Lille où l’on m’a ensuite acceptée. Cependant, cela ne me tentait que très peu et je me suis finalement rabattue sur mon second choix, la licence de DIDE (Droit international et Droits européens) à l’Université de Lille.

Quels étaient tes a priori, voire tes craintes concernant l’université ou les études de droit en elles-mêmes ?

J’étais assez stressée à l’idée d’aller à l’université. Je tentais de ne pas y penser, j’étais un peu dans le déni. Mes craintes principales étaient surtout de ne pas me faire d’amis et d’être en difficulté pour m’organiser, car ici on te demande d’être autonome. Pour la licence de droit, malgré l’image assez sérieuse qu’elle dégageait, j’étais au courant que beaucoup de personnes abandonnaient dès le premier semestre, et qu’au deuxième ils ne restaient que les étudiants plutôt sérieux et motivés.

Comment arrives-tu à gérer ta charge de travail ?

On peut qualifier ma charge de travail en DIDE d’assez élevée. J’ai une trentaine d’heures de cours par semaine, contre environ une vingtaine pour les étudiants en droit classique. Afin de ne pas prendre de retard, j’essaie toujours de m’avancer le plus possible sur les travaux dirigés (TD) et de prendre un maximum de notes durant les cours magistraux (CM). C’est très important d’avoir un cours clair pour assimiler les connaissances plus facilement.

Quel équilibre arrives-tu à garder entre tes études et ta vie sociale ?

Certains y parviennent facilement, mais de mon côté ce n’est pas simple. En première année, étant plutôt casanière, je sortais peu. Je continue cette année à être rigoureuse et à ne pas trop sortir, mais j’arrive désormais à mieux doser pour profiter un peu plus de la vie étudiante.

Il arrive parfois que des TD s’ajoutent sans prévenir : une fois, j’ai eu presque 20 heures d’Espagnol en une semaine, c’était horrible.

As-tu déjà regretté tes études actuelles ou pensé à une réorientation ?

Cela m’est déjà arrivé. Pas à cause du droit en lui-même, mais plutôt lorsque je vois des amies dans d’autres filières, comme les écoles d’arts, qui ont plus de temps libre. Cependant, quand je vois ceux qui sont en médecine, je relativise ma situation.

Quel aspect de ta licence te plaît le plus ?

J’aime beaucoup découvrir de nouvelles matières qui semblent sans intérêt au premier abord, mais qui se révèlent très importantes pour comprendre la vie politique et le système actuel, à l’image du droit constitutionnel par exemple. On se rend compte au fur et à mesure que le droit est partout dans notre vie quotidienne. Cela nous donne l’impression concrète que nos études sont utiles, ne serait-ce que pour mieux savoir comment fonctionne notre pays.

Que penses-tu du campus de Moulins, dans lequel tu suis tes cours ?

Le côté positif, c’est qu’il est petit et qu’on s’y repère vite. Par contre, la bibliothèque universitaire est minuscule et souvent pleine. Du côté de la restauration, j’ai abandonné. Plus d’une heure de queue pour manger, c’est beaucoup trop, sans compter qu’il n’y a que trois micro-ondes pour tout le campus. Certains amphis sont en mauvais état, mais bon, c’est le service public ! L’amphi René Cassin est le seul vraiment confortable. Dans l’ensemble, j’aime bien le campus malgré ses défauts.

La faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de l'Université de Lille © Gaspard Proudhon. Etudiante , une étudiante droite dans ses bottes
La faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l’Université de Lille © Gaspard Proudhon – Pépère News

Que souhaites-tu faire après ta licence ?

Je n’ai pour le moment pas d’idée précise du métier que je voudrais exercer. Je compte m’orienter vers un master, même si je ne sais pas encore lequel. Le domaine du notariat m’attire, mais mon avis n’est pas définitif d’où l’importance de me renseigner, d’assister à des conférences et de faire des stages. D’ailleurs, nos professeurs nous répètent souvent que nous avons encore le temps pour faire notre choix.

Quels conseils donnerais-tu à un lycéen intéressé par la licence de droit ?

Bien se renseigner avant. Beaucoup abandonnent dès le premier semestre parce qu’ils ne savaient pas vraiment à quoi s’attendre. Il faut aller voir des tribunaux, lire des livres sur le droit, pas obligatoirement des manuels, mais des ouvrages relatant des procès célèbres par exemple.

Recommanderais-tu ta licence, ainsi que l’Université de Lille ?

Sans hésitation ! Le droit ouvre beaucoup de portes et la faculté de Lille est une bonne université, reconnue dans le nord de la France. Contrairement à l’Université Catholique de Lille, on retrouve ici beaucoup de profils différents, ce qui rend les études encore plus intéressantes et enrichissantes.

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