2 heures au plus proche de la nature : sortie au cœur du quartier de Saint-Maurice Pellevoisin
Samedi 18 octobre, Vincent Gavériaux, illustrateur et photographe naturaliste, a guidé un petit groupe de personnes pour une balade nature dans le quartier de Saint-Maurice Pellevoisin.
C’est une initiative du Musée d’Histoire Naturelle de Lille : la balade nature. Sophie, qui travaille pour le musée, est présente cet après-midi-là. Elle explique que le musée étant actuellement fermé, des activités hors-les-murs sont organisées. Généralement, il y a une sortie par saison, la prochaine étant prévue le 11 janvier à la Citadelle. Le but de ces initiatives est de sensibiliser aux préoccupations actuelles, telles que l’environnement ou la biodiversité, et de permettre aux intéressés de redécouvrir le vivant. « Ça fait partie de nos missions » achève-t-elle.
Pour l’accompagner dans cette tâche, il y a Vincent Gavériaux. Passionné d’ornithologie depuis l’âge de 13 ans, armé de ses jumelles et de sa lunette d’observation, il s’est attelé à partager ses connaissances avec la douzaine de curieux, petits et grands, participant à la balade nature. Ce naturaliste de terrain « forcené » selon ses propres mots n’en est pas à son coup d’essai. Vacataire au Musée d’Histoire Naturelle de Lille, il a animé des ateliers et des activités de ce genre à plusieurs reprises. Rien que deux semaines plus tôt, à l’occasion de la Semaine Bleue, il avait accompagné un groupe de seniors au Jardin des Plantes.
Apprendre à connaître la nature
La promenade du jour doit se faire dans le cimetière de l’Est. Particulièrement grand et boisé, c’est un endroit idéal pour observer la faune, et notamment les oiseaux. L’endroit regorge d’espèces variées. Les habituelles pies et corneilles bien sûr, mais aussi des oiseaux plus exotiques comme des perruches.
Chaque arrêt pour observer un de ces animaux est ponctué par des informations complémentaires données par le naturaliste. Ainsi, les perruches qui s’enfuient en criant peuvent être le signe de l’arrivée d’un prédateur, potentiellement un épervier, alors que les fientes sur la fenêtre d’un clocher manifestent la présence d’un rapace, probablement un faucon crécerelle. Être en compagnie d’un professionnel, c’est un aspect que Christine, qui a participé à la balade avec son amie, a particulièrement apprécié. « Ce qui m’a plu, c’est que c’est animé par un photographe illustrateur naturaliste ».
Elle n’est pas la seule à partager cet avis. La balade a su plaire et a comblé les plus jeunes comme les plus âgés. Guillaume est venu avec ses fils. « C’est chouette pour les enfants. Ils peuvent observer, découvrir, se questionner. » C’est pour eux l’occasion de se balader, d’occuper leur fin d’après-midi et d’en apprendre plus sur les animaux, que ses garçons adorent.

© Lilian Bauden / Pépère News
“Il y a tellement de belles choses qui nous entourent”
On ne saurait nier le caractère paisible de cette sortie. Le ciel dégagé et l’air frais et sec se prêtent parfaitement à arpenter les allées labyrinthiques bordées d’arbres. Cette balade est une opportunité de s’éloigner, l’espace de deux heures, du rythme effréné du quotidien. S’émerveiller face au plumage vert clair des perruches qui contraste avec les feuilles d’automne. Se faire discret pour ne pas effrayer les oiseaux qui picorent dans l’herbe. Plisser les yeux, pour tenter d’apercevoir des choucas s’envoler entre les branches, ou suivre du regard cet écureuil au pelage noir qui grimpe le long d’un tronc, avec une noisette entre les dents.
C’est une redécouverte du vivant, tout simplement. « Je découvre, et quand je découvre je suis heureuse » explique Nicole, du haut de ses 86 ans. Cette octogénaire est tombée sous le charme de la beauté de la nature il y a des années et continue de s’émerveiller. D’après elle, quand on prend le temps de regarder, on se rend compte qu’il n’y a pas deux brins d’herbe identiques. « Il y a tellement de belles choses qui nous entourent. Ça rend optimiste ».
