Interview : Joga, « D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être chanteur »
À l’occasion de la sortie de son dernier projet “I miss Home”, nous avons retrouvé Joga, un jeune rappeur lillois, dans sa “safe place”, au Rallye. Accompagné de Louis, principal beatmaker du projet, l’artiste se livre sur son éducation musicale, son arrivée à Lille et sur la création du projet.
PépèreNews (PPR) : Tu es originaire de Boulogne-sur-Mer, pourquoi es-tu venu à Lille ?
Joga : J’ai toujours fait de la musique, que je sois à Boulogne ou à Lille. Je suis arrivé ici il y a deux ans pile, parce qu’à Boulogne, tu as beau faire de la musique, il y a des petites infrastructures qui peuvent t’aider, mais il ne se passe pas grand chose. Mine de rien, c’est dur de faire son trou.
PPR : Les textes de “I miss Home” sont très différent de ce que tu as fait avant, comment expliques-tu cette évolution ?
Joga : Je ne sais plus qui m’a dit que le projet était grave solaire. Et c’est vrai. Il y a beaucoup plus d’espoir, “La pluie tombe encore”, c’était très triste. Ce n’est plus du tout triste. C’est juste un peu de nostalgie, de mélancolie. Dans “Fucks et sourires”, je dis que je me sens un peu plus à la maison, et c’est ça en vrai. Je me sens bien ici, et ça se ressent dans la musique. Je pense que c’est aussi lié au fait qu’on a exploré des terrains musicaux différents. Ce qui est marrant, c’est que ma vie s’est passée à l’envers de la tracklist. “Fucks et sourires”, le premier son, correspond vraiment à ma vie actuelle. C’est joyeux, il y a beaucoup d’espoir et d’amusement dans ce morceau et dans le clip. Tout ce qui est vers la fin du projet, ce sont plus les sons qu’on a fait en premiers, et qui correspondent moins à comment je me sens maintenant.
PPR : Comment en es-tu venu à faire de la musique ?
Joga : J’ai toujours baigné dans la musique car c’est très présent à la maison. Quand j’arrive au collège, je découvre le rap avec La Fouine ou Lunatic. Mais je n’ai pas de vrai souvenir de la première fois où j’ai écouté un son de rap. D’aussi loin que je me souvienne et d’aussi loin que j’ai conscientisé le principe de faire quelque chose de sa vie, j’ai toujours voulu être chanteur.
PPR : Tu as chanté quelques sons pendant la release party du projet, quel est ton rapport à la scène ?
Joga : À la base, ce n’était même pas prévu. J’ai dit aux gars : “Ouais non je ne vais pas chanter, je pense.” Ils m’ont dit : “Quoi ?”. Et du coup, à la fin, on s’est dit qu’on allait faire quelques sons quand même. Finalement, je n’ai pas regretté. Je suis quelqu’un de timide de base, du coup des fois j’ai encore un petit peu de mal à être autant exposé.
Pour en découvrir davantage sur Joga, vous pouvez regarder l’interview filmée dans son intégralité.
