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Kaamelott deuxième volet : un souffle de renouveau

Kaamelott deuxième volet : un souffle de renouveau

Le 22 octobre dernier soit quatre ans après la sortie du premier volet en 2021, Kaamelott est de retour au cinéma pour la partie 1 du deuxième volet réalisée par Alexandre Astier. Une suite très attendue pour les fans de la célèbre série, sortie en 2005 et terminée en 2009, qui suit les aventures d’Arthur Pendragon et les chevaliers de la table ronde depuis le début.

De la série vers le film.

Pour celles et ceux qui ne seraient pas familiers avec des répliques comme “on en a gros” ou encore “le gras, c’est la vie”, Kaamelott est une série de six saisons créée et réalisée en 2005 par Alexandre Astier. Ce dernier interprète le rôle principal, celui du roi Arthur. La série s’inspire de la légende arthurienne et apporte une vision décalée de la légende en présentant un roi Arthur qui peine à être à la hauteur de la tâche que les dieux lui ont confiée. Entouré de chevaliers de la Table ronde pour la plupart incompétents, confronté à la chute de l’Empire romain et aux incursions barbares, il doit trouver le Graal. Kaamelott, c’est avant tout une série humoristique avec des dialogues atypiques et un franc-parler qui fait du bien dans un univers moyenâgeux atypique.

La suite de la série était très attendue. On retrouvait en 2021 la partie 1 et l’esprit de la série sur un ton plus épique, grandiose. Dans ce deuxième volet, le format de la série est au rendez-vous avec des scènes sous forme de saynètes presque théâtrales avec des échanges de dialogues courts, piquants et humoristiques. Les personnages présents depuis le début sont toujours là, comme la reine Guenièvre (Anne Girouard) ou encore les beaux-parents d’Arthur (Joëlle Sevilla et Lionel Astier). La force d’une série aussi culte depuis près de vingt ans, c’est avant tout des acteurs toujours motivés pour reprendre leur rôle.

Un souffle nouveau.

Si le premier volet posait les bases et nous replongeait dans l’univers de Kaamelott, ce deuxième film apporte un vent nouveau d’inventivité et de jeunesse. Tourné presque entièrement en décors réels entre Malte et l’Islande, Alexandre Astier voit les choses en grand. On retrouve l’esprit mystique et fantastique de la série avec de nouveaux effets spéciaux en prime. Avec plus de 100 jours de tournage, plus de 75 acteurs, de nombreux décors, costumes et maquillages, ce film a tout d’un grand projet.

Pour ce qui est du scénario la nouveauté est également au rendez-vous. Avec l’élaboration d’une nouvelle table ronde, on retrouve une volonté de reconstruire ce qui a été détruit, de repartir à zéro après la destruction de Kaamelott par Lancelot, le grand méchant du précédent volet. Une place importante est également accordée à la jeunesse avec l’envie des nouveaux chevaliers de partir en quête, de découvrir le monde.

Un renouveau que l’on retrouve également dans le choix de nouvelles têtes comme les humoristes Redouane Bougheraba, Haroun ou encore Moguiz. Du côté des personnes que l’on connaît déjà, certains se voient confier de nouvelles responsabilités. Comme Karadoc (Jean-Christophe Hembert), qui part pour une mystérieuse aventure après avoir fait un rêve prémonitoire. Ce deuxième film sonne comme l’annonce de quelque chose de grand, quelque chose d’inaccompli qui sera sans doute achevé prochainement, la partie 2 de ce volet étant prévue pour novembre 2026.

La quête d’un Graal impossible à avoir ?

Les thèmes abordés sont relativement les mêmes que ceux des dernières saisons de la série, mais la version longue du film rend l’approche beaucoup plus intéressante. En effet, il est question de la volonté du roi Arthur et de son ambivalente personnalité. Nous ne sommes plus habitués à voir un héros qui doute, qui est fatigué mais surtout qui abandonne car certes, il est roi, mais il n’en a plus envie. C’est en donnant au roi Arthur ce côté sombre, mélancolique, voire dépressif qu’Alexandre Astier arrive à toucher plus de monde. L’univers de Kaamelott a beau être décalé, comique avec des personnages hauts en couleur, la vérité est que depuis toutes ces années l’objectif premier, à savoir la quête du Graal, n’a jamais été atteint.

Mais alors le Graal, qu’est-ce que c’est ? Personne ne semble le savoir vraiment et au-delà du trésor qu’on imagine tous, on peut y voir comme un idéal, un but ultime à atteindre qui semble impossible. En montrant des antihéros comme Arthur ou encore Lancelot, on arrive à aborder des thématiques plus complexes, la question de l’héritier du trône, les relations hommes-femmes et la peur de l’échec. Cependant il y a toujours, malgré cela, beaucoup d’espoir à Kaamelott avec des personnages qui partent à l’aventure sans même savoir ce qu’ils vont réellement chercher avec de l’entraide, de l’amitié et toujours une bonne dose d’humanité.

La fin inattendue de ce deuxième volet nous laisse un peu sans voix, voire dubitatifs, comme si on n’avait pas toutes les pièces du puzzle. Il faudra attendre encore un an avant de connaître la suite car Alexandre Astier n’a pas dit son dernier mot.

 

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