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On a randonné pour les Foulées Valenciennoises

On a randonné pour les Foulées Valenciennoises

Affiches des Foulées Valenciennoises

Le dimanche 30 mars, Valenciennes accueillait ses foulées pour une 37ème édition. Les épreuves diversifiées ont regroupé plus de 100.000 participants, un record pour l’évènement. On a beau eu courir le Racing Cross de Lens l’année dernière, on a voulu plus tranquille et nous sommes partis sur la randonnée de huit kilomètres. 

Le départ se fait à la Place d’Armes, sous les yeux des ours en peluche qui ornent la façade d’une brasserie et des deux mascottes du Valenciennes Club Athletisme : deux dragons rouges au ventre orange venus réchauffer les cœurs des participants en les encourageant. Une heure de sommeil en moins, ça pique pour certains, qui ont de petits yeux. Malgré cela, les nuages menaçants (de quoi avoir le seum en sachant qu’hier, il faisait grand soleil), et les défaites des clubs de football et volley vendredi et samedi, de grands sourires sont présents sur les visages.

Une ambiance conviviale aux Foulées Valenciennoises

Des groupes d’amis s’échauffent ensemble. C’est le cas des nordistes Séverine, Peggy, Sandrine et Jean-Claude. C’est leur première randonnée organisée, confie Séverine : “On voulait voir comment ça se passe. On a fait la randonnée des Terrils et on veut continuer, donc maintenant on fait celle de Valenciennes.” L’échauffement commence en douceur : les jambes, puis les bras y passent aussi car “c’est très important, vous allez marcher sur des surfaces dures”, annonce la speakeuse sur fond de musique électro.

Il est 8h45 : les participants s’élancent pour partir à la découverte (ou redécouverte) du patrimoine historique mais aussi naturel du pays valenciennois. Sur les dossards de certains des quelque mille participants, certains avaient dessiné un soleil, des cœurs ou des animaux : du requin à la grenouille en passant par un adorable golden retriever, le niveau de mignonnerie était élevé.

On sort assez vite de la ville pour longer un cours d’eau sur lequel des canards col-verts et d’élevage nous observent curieusement. Pas un signe des cygnes tuberculés [l’espèce la plus connue, ndlr], ni décollage difficile au bruit semblable à celui d’un moteur.

Ces derniers sont pourtant des emblèmes de la ville grâce à Henri d’Oultreman, poète du 16ème siècle. En s’interrogeant sur l’étymologie du nom de la ville ce dernier inventa une légende selon laquelle “Valenciennes” serait l’évolution de “Val en cygnes.” Le temps de lire sur cette légende que nous arrivons pour traverser une zone industrielle avant d’arriver à l’université. Exploit : on a réussi à capter eduroam ! (Pour les non-étudiants, c’est le réseau Wi-Fi universitaire, qui peut parfois faire des siennes.)

Une partie des jardins du Parc des Prix de Rome © Clem Gellis/ Pépère News

Le sport au rendez-vous

Une bise est venue apporter une fraîcheur agréable. Petit bémol : c’était vent de face. On ne peut pas tout avoir. Après avoir pu admirer les statues de style gréco-romain du Parc des Prix de Rome, nous avons eu notre dose d’infrastructures sportives. Pour commencer, on a longé la piste d’athlétisme du stade, maison du Club Rugby Valenciennois, avant d’enchaîner avec la salle du Hainaut, temple du Valenciennes Volley Club.

En parlant de sport, la publicité pour le Tour de France (que le Nord accueillera en partie cet été) était quasi-omniprésente, que ce soit sur certains fanions le long des rues, sur les panneaux d’affichage ou sur les t-shirts de l’évènement, sur lesquels était floquée l’inscription “Ville étape du Tour de France.” Nous croisons les coureurs du 10 kilomètres, et les accompagnons sur quelque dizaines de mètres.

Avant de pouvoir longer le musée des Beaux-Arts, fermé temporairement pour rénovations, nous passons sous les yeux du château d’eau de la Place Verte. Puis il est temps de retrouver les coureurs, qui tout comme nous sont observés par les statues du Boulevard Watteaudont, dont celle de St Christophe, le patron des voyageurs dans le christianisme.

À l’arrivée, nous sommes accueillis par Globulon, la mascotte de l’établissement français du sang, une goutte rouge avec un grand sourire. Quelques mètres plus loin, une autre mascotte de la même couleur : El Diablo, le plus adorable des Diables Rouges de Valenciennes, qui ont réussi à se maintenir en D1 [seconde division de Hockey sur glace française, ndlr] il y a quelques semaines. Ils sont représentés par Marc, membre du conseil d’administration du club. Ce dernier revient sur la saison, de “remise en question et de remise à plat : nouveau coach, nouveau conseil d’administration, renouvellement de l’équipe en très très grande partie. […] Malgré ça on a réussi à faire de beaux matchs, surtout à l’extérieur, et on est très contents d’avoir gagné le maintien dès les premiers matchs.” Pour la saison prochaine, il espère une “montée en puissance pour capitaliser sur ce que le club a réussi à faire cette année […] et rester humble dans notre sport.”

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