Chien 51 : une image futuriste de notre société
Chien 51, le nouveau film du réalisateur Cédric Jimenez est en salle. Il raconte l’histoire de la ville de Paris en 2045 contrôlée par l’intelligence artificielle. On peut y retrouver une image futuriste et séparatiste de notre société.
Le 15 octobre, le nouveau film de Cédric Jimenez est sorti : Chien 51. En tête d’affiche, Adèle Exarchopoulos et Gilles Lellouche font la paire. Le film a demandé un budget d’environ 40 à 50 millions d’euros. Les lieux de tournage vont de Marseille, à Paris jusqu’à Bruxelles. Chien 51 a été présenté à la 82e édition de la Mostra de Venise hors compétition. Le réalisateur est sorti de sa zone de confort, après Bac Nord et Novembre qui sont des films inspirés de faits réels, Cédric Jimenez a fait le choix de faire de la dystopie tout en s’appuyant sur le roman de Laurent Gaudé.
Le scénario est très clair : Paris en 2045, est divisé en trois zones selon les classes sociales. La police elle, est fortement assistée par une Intelligence Artificielle, appelée Alma, qui surveille la population et aide aux enquêtes policières. Adèle Exarchopoulos incarne Salia, une inspectrice de la zone 2. Gilles Lellouche joue le rôle d’un policier de la zone 3 appelé Zem.
Le film démarre avec le meurtre de l’inventeur de Alma. Toute la ville soupçonne la même personne : Jon Mafram, le principal opposant à Alma et à son fonctionnement. Salia et Zem sont appelés à travailler ensemble pour trouver le responsable.
Une vision futuriste de l’IA
L’utilisation de l’intelligence artificielle est primordiale dans le film. En effet, elle contrôle le passage entre chaque zone de la ville à l’aide de bracelets attribués aux habitants.
Les habitants sont donc répertoriés par classe sociale et il suffit de scanner leurs yeux pour avoir toutes leurs informations personnelles.
Ces dispositifs, mis en place dans le film peuvent laisser place à plusieurs questions sur notre société future. L’intelligence artificielle commence à prendre de plus en plus de place et c’est à se demander à quoi ça ressemblera dans 20 ans.
Une société séparatiste
Une autre question à soulever est, est-ce que notre société ressemblera vraiment à ça ? La zone 1 est réservée à l’élite, située dans Paris Centre. La zone 2 recouvre plutôt les classes d’aisées à moyennes et enfin la zone 3 héberge les plus pauvres.
Ce système séparatiste ne fait que de creuser les problèmes sociaux. Les pauvres s’appauvrissent et les riches s’enrichissent. Cette vision apporte une approche intéressante sur ce que pourrait donner la séparation des classes. Cette séparation a même déjà été vécue avec les trois ordres (la noblesse, le clergé et le tiers état). On comprend vite dans le film que cela n’apporte rien de bien à la société et que ça n’a jamais été le cas.
En traitant du futur et de la place de l’intelligence artificielle dans le monde, le film nous questionne sur ces enjeux de sociétés qu’il faut de plus en plus prendre en considération aujourd’hui.
