LOSC-AS Monaco : ç’a failli casser, mais c’est passé pour Lille
Le samedi 22 février, le Stade Pierre Mauroy était rempli, autant de spectateurs que de tension. Lors de ce match à enjeu, beaucoup de fans du LOSC (Lille Olympique Sporting Club) ont vu rouge à maintes occasions malgré l’avantage du club nordiste au tableau d’affichage.
En cette fin d’après-midi légèrement pluvieuse, les Dogues (surnom des joueurs du LOSC) recevaient l’AS Monaco, club de la principauté. Au match aller, les deux équipes s’étaient quittées sur le score de zéro à zéro. Les enjeux étaient cependant moins importants en octobre dernier : la deuxième moitié de saison étant décisive dans la « course à l’Europe » (comprenez qualification en Ligue des Champions), les Lillois, cinquièmes, avaient l’objectif de passer devant les Monégasques qu’ils talonnaient d’une place au classement.
Une mi-temps, deux buts lillois, trois buts au total
Dès les premières actions, les Dogues ont pressé haut, forçant le gardien monégasque à faire une mauvaise relance qui offre aux Lillois une touche avantageuse. Cependant, la dominance a été de courte durée : les Monégasques ont vite pris avantage sur la rencontre, poussant la défense du LOSC à prendre des risques, dont celui de concéder un penalty.
La première réelle frayeur côté lillois est survenue dans les dix premières minutes de jeu. Suite à un contre de Monaco bien négocié, leur attaquant Mika Biereth est parvenu à lober Lucas Chevalier, le gardien nordiste. C’était cependant sans compter sur le retour du défenseur des Dogues Bafodé Diakité, qui a bien couvert le ballon jusqu’à sa sortie du terrain, profitant du fait que la frappe n’ait pas été cadrée.
Peu après 20 minutes de jeu, sans se poser de questions, le milieu de terrain du LOSC Hákon Haraldsson est venu ouvrir le score d’une frappe croisée. Bien sûr, avantage au score ne signifie aucunement avantage sur le terrain. Beaucoup d’imprécisions techniques lilloises, notamment un manque de solutions de passes et d’application dans la transmission du ballon ont conduit à des récupérations de balle des monégasques, créant de la frustration chez certains supporters. Malgré les températures hivernales, les Dogues ont eu chaud à la 30ème minute quand Eliesse Ben Seghir, l’un des jeunes talents de Monaco, a tenté de dévier le ballon de la pointe du pied dans les filets. Son geste arrivant quelques millisecondes trop tard pour donner au ballon la trajectoire voulue, la balle est venue effleurer le montant lillois.
Le stade a exulté une seconde fois après le doublé d’Haraldsson à la 43ème minute, qui remporte en deux temps son face à face avec le gardien monégasque Phillip Köhn. Les supporters nordistes se sont assez rapidement refroidis après la réduction du score de l’AS Monaco. Dans le temps additionnel, le milieu de terrain Takumi Minamoto est venu profiter d’un Lucas Chevalier battu pour pousser le ballon au beau milieu des cages.
Le LOSC a perdu la seconde mi-temps, mais pas le match
Pendant la majorité de la deuxième mi-temps, l’effectif monégasque est venu mettre le feu dans la moitié de terrain lilloise. Les joueurs de Monaco ont profité de la transformation du couloir droit en véritable autoroute offerte par la défense nordiste pour se rapprocher de la surface. Ils ont également joué vite et certains gestes défensifs des joueurs du LOSC en retard se sont transformés en fautes, concédant des coups de pied arrêtés bien placés.
La plupart du temps, la défense lilloise s’est dégagée in extremis. On peut cependant souligner la performance admirable du défenseur du LOSC Ayyoub Bouaddi, qui est resté défensivement solide et a réussi à relancer à maintes reprises son équipe. À vingt minutes de la fin du match, le stade a ovationné l’enfant du Nord Nabil Beltaleb lorsqu’il est rentré sur le terrain pour son retour au stade Pierre Mauroy après 279 jours d’absence suite à un accident cardiaque en juin dernier.
Les Monégasques ont eu l’occasion de revenir au score à la 82ème minute lorsqu’un centre monégasque côté droit à frôlé des têtes prêtes à propulser le ballon dans les filets d’un Lucas Chevalier une nouvelle fois battu. Le portier lillois, aussi un enfant du Nord, a sauvé son équipe quelques minutes plus tard en repoussant à deux reprises le ballon ; la seconde fois, suite à un retour pour claquer le ballon à quelques centimètres de sa ligne.
Cette victoire arrachée au forceps permet aux Dogues de prendre la quatrième place du classement et de rassurer en vue de leur huitième de finale de la Ligue des Champions face à Dortmund en mars.
