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Le Nouvel An Chinois célébré pour la 3ème fois à Lille

Le Nouvel An Chinois célébré pour la 3ème fois à Lille

Entrée de la halle sous laquelle se déroulaient l'évènement destiné à célébrer le Nouvel An Chinois à Lille

Ces 8 et 9 février 2025, Lille célébrait le Nouvel An Lunaire (plus connu sous le nom de nouvel an chinois) pour la 3ème fois, non loin du Quartier Libre. 2025 est l’année du Serpent de bois, qui symbolise la sagesse, le changement, l’innovation ainsi que le dépassement de soi.

La célébration a beau être en retard si on se base sur le calendrier (le Nouvel An Chinois est tombé le 29 janvier), les nordistes sont venus en nombre. Comme l’année dernière, il devient très rapidement difficile de circuler dans la halle située à quelques mètres du Quartier Libre, en raison des queues devant les stands de nourriture:  « Je pensais pas qu’il y aurait autant de monde sur un si petit espace » confie Ethan, qui tente de se faufiler parmi les visiteurs.

La gastronomie ouest-asiatique mise à l’honneur

Même si on est serré, l’ambiance est conviviale : à quelques mètres de la halle, des enfants en tenue traditionnelle s’amusent en se courant après, des groupes d’amis discutent… Parmi eux, Camille et ses amis, la quarantaine, sont venus pour goûter aux raviolis typiques chinois appelés wontons. Ils n’ont pas hésité à demander à des festivaliers où trouver ces raviolis typiques de la gastronomie chinoise.

La majorité des stands qui se trouvent sous la halle sont dédiés à la nourriture. La variété des plats qu’on retrouve est tout aussi conséquente. Entre chips à la crevette, tofu (pâte issue de la fermentation de boisson de soja) en sauce, xiaolongbaos (type de raviolis) et jan bing (crêpes salées fourrées typiques de Chine), il y en a pour tous les goûts. Il en est de même pour les desserts : des brioches fourrées en forme d’animaux mignons aux pâtisseries chinoises, en passant par les tangyuan (boules de riz fourrées), il y a de quoi finir son repas sur une touche délicate et sucrée.

On peut bien sûr se délecter de typiques gâteaux de lune, ou mooncakes, fabriqués à base de pâte de haricots rouges sucrées et du sirop de glucose. Leur forme circulaire est significative : dans la culture chinoise, le rond symbolise l’harmonie, l’unité et la complétude. Si l’estomac n’a plus de place pour de la nourriture compacte, il était possible de faire passer le tout avec un bubble tea, boisson à base de thé originaire de Taïwan, dans laquelle on retrouve le plus souvent des perles de tapioca. 

Gâteaux de Lune
Gâteaux de Lune éclairés par le soleil © Clem Gellis – Pépère News

L’art au rendez-vous pour le Nouvel An Chinois

Contrairement à l’édition précédente, l’événement a installé une scène au pied de laquelle les spectateurs pouvaient assister à des performances artistiques. Parmi elles, une danse traditionnelle chinoise de l’éventail, une performance de guzheng, instrument de musique traditionnel chinois à cordes pincées, et une danse du ruban durant laquelle des danseuses manipulent avec grâce de longs rubans de soie.

La performance qui reçoit cependant le plus d’acclamations en ce samedi après-midi est la danse du lion. Sous les yeux émerveillés du public, deux lions (pas des vrais, rassurez-vous) typiques chinois se sont livrés à une danse captivante sur le rythme entrainant des tambours et des cymbales. Cette danse implique généralement deux danseurs par costume de lion, qui, de par leur coordination et leur force, font danser l’animal. Ainsi il se lève, tourne, bondit et interagit avec la foule : si un lion vient très légèrement vous percuter, on dit que ça porte chance.

Certaines performances peuvent comprendre une course d’obstacles ou des sauts sur poteaux. En France, c’est la danse des lions dite du sud de la Chine qui est la plus populaire. Ils possèdent une corne distincte au centre de la tête et sont connus pour leurs représentations plus énergiques que celles du nord, dont les performances sont plus comiques et ludiques, et où les lions ressemblent à des chiens pékinois. 

Danse des Lions sur la scène du festival ©Clem Gellis-Pépère News

La calligraphie aussi était là

Le mélange du rouge et de l’or, leurs couleurs respectives combinées à celui des arts martiaux, des acrobaties et de la danse, a rendu le spectacle plus qu’harmonieux. L’art traditionnel chinois inclut également la calligraphie. Sur un stand, on retrouve Jean-Philippe, Wattrelosien d’une soixantaine d’années. Monture en plastique noire sur le nez assortie à sa chapka, veste pourpre ornée de motifs et de caractères typiques mandarins noirs et or, il fait danser les pinceaux entre ses doigts pour écrire les noms des visiteurs qui le souhaitent.

« Il pratique la calligraphie depuis qu’il a appris à écrire » nous explique sa femme, qui l’aide à traduire les prénoms. Elle fait sécher les calligraphies finies avant de les glisser dans une pochette transparente afin de les protéger, pour ensuite les donner aux clients qu’elle encaisse par la suite. Parmi eux Maëlle, en master Langues et Sociétés parcours Études Chinoises à l’Université de Lille. Elle a étudié l’histoire de la calligraphie et nous apprend qu’ « en Chine, beaucoup de personnes âgées aiment pratiquer la calligraphie à l’eau dans les parcs, parce que ça permet de recommencer à l’infini. C’est une pratique qui s’est popularisée dans les années 1980 ».

Ce mélange entre art et gastronomie est une nouvelle fois un pari gagnant, au vu des sourires ravis de la majorité des visiteurs.

Lanterne traditionelle ornée de caractères mandarins ©Clem Gellis-Pépère News

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