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Frissons au rendez-vous avec la Nuit de la Peur

Frissons au rendez-vous avec la Nuit de la Peur

Thimoty, de

Puisqu’il est impossible d’aller au cinéma, c’est le cinéma qui vient à nous ! Dimanche 4 avril au soir, la Nuit de la Peur s’est invitée dans nos salons. Frissons garantis devant ces courts-métrages de tous les coins de l’Europe.

20h58. Les derniers rayons du soleil laissent place à la froideur de la nuit. À Lille comme partout, les bars sont toujours fermés. Le couvre-feu est imposé. Même les étoiles semblent confinées. Aucune lumière ne crève l’obscurité, hormis le lampadaire qui éclaire la rue. C’est dans cette ambiance crépusculaire que s’installe la nuit de la peur. Cette année, les chocolats de Pâques ont remplacé le pop-corn, le cinéma a laissé place au salon. À défaut de broyer le bras de notre voisin de strapontin, c’est armés de nos plaids et de notre courage que nous avons affronté cette soirée d’épouvante.

Pour cette séance spéciale, onze courts métrages ont été présentés. Plusieurs nationalités étaient au rendez-vous. De l’Angleterre, à la Turquie en passant par la Suède, sans oublier l’Espagne ou Israël, la peur n’a pas de frontière et contrairement à nous, elle peut encore voyager. Durant cette soirée, il y en avait pour tous les goûts : surnaturel ou réaliste, loufoque ou sérieux, oppressant ou léger. Voici les cinq courts-métrages qui ont retenu notre attention et notre souffle.

1. Kissed, de Elwood Quincy Walker

Dans ce court métrage, il n’y a que deux personnages, ou plutôt un seul vivant : un maquilleur de mort. Ce qui aurait pu être un dialogue entre deux personnages est en réalité un monologue du thanatopracteur qui s’adresse à une jeune femme noyée. Sur une musique joyeuse qui tranche avec l’ambiance oppressante du lieu, on découvre la fascination morbide qui habite l’homme pour ses “modèles”. Ce court métrage est un clin d’oeil au long métrage du même nom, Kissed de Lynne Stopkewich, paru en 1997 dans lequel une jeune femme développe une passion pour les morts.

Peur : ★★★☆☆

Ambiance : ★★★★☆

2. The Dollmaker, d’Al Lougher

On a tous nos peurs spécifiques. Si votre point faible, c’est les poupées et autres jouets d’enfant, ne regardez pas The Dollmaker. Ce court métrage singulier met en scène un couple déchiré par la perte de leur fils. Un homme étrange, The Dollmaker, leur vend alors une poupée magique qui prend vie au toucher. Le fabricant met le couple en garde : il ne faut pas passer plus d’une journée en sa compagnie, au risque de devenir fou et d’oublier la réalité. Au-delà des frissons provoqués par ce court métrage, c’est la difficulté du deuil qui est évoquée ici. La peur a alors un double visage et il est difficile de savoir qui est le plus angoissant : la poupée aux allures humaines ou la mère, prête à tout pour ne pas faire le deuil de son fils ?

Peur : ★★☆☆☆

Ambiance : ★★★★☆

© The Dollmaker - Al Lougher
© The Dollmaker – Al Lougher

3. The Smiling Man de A.J. Briones

Alors qu’elle est seule chez elle, une petite fille est attirée dans la cuisine par un homme étrange qui sème des ballons. Dans ce court métrage sans parole, on découvre en même temps que l’enfant cet intrus effrayant. À la manière de Ça, l’homme se transforme peu à peu en clown de nos pires cauchemars. Si la vision du clown ensanglanté ne manque pas d’effrayer le spectateur, la petite fille quant à elle semble impassible. (Mais non, on n’insinue pas que vous êtes plus peureux qu’une fillette…).

Peur : ★★★☆☆

Ambiance : ★★★★☆

4. Don’t Peek, de Julian Terry

Quand on évoque la “Nuit de la peur”, Animal Crossing n’est pas la première chose qui vous vient en tête.  Et pourtant, le réalisateur Julian Terry en a fait un court métrage effrayant. Au milieu de la nuit, une jeune femme joue à Animal Crossing. Alors qu’elle est dans la maison du personnage, une forme terrifiante apparaît dans l’embrasure de la porte sur la switch. À mesure que la soirée avance, chaque action effectuée dans le jeu est également reproduite dans la réalité, et il apparaît clairement que cette forme mystérieuse souhaite sortir de l’écran. Un court métrage qui attire l’attention d’un réalisateur américain et qui devrait bientôt mener à un long métrage.

Peur : ★★★★☆

Ambiance et originalité : ★★★★★

5. Timothy, de Marc Martínez Jordán

Simon est un petit garçon qui doit faire face à son insupportable baby-sitter, Sonia. Mais cette même nuit, alors qu’il regarde la télé, il recevra un visiteur inattendu, Timothy, le personnage principal de son émission favorite. Une visite, que l’enfant et sa baby-sitteur ne seront pas prêts d’oublier. Ce court métrage décalé mélange horreur et douceur pour un spectacle haut en couleur.

Peur : ★★★☆☆

Ambiance : ★★★★☆

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