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Spider-Man : la malédiction de l’homme-araignée

Spider-Man : la malédiction de l’homme-araignée

Et non, ce n’est pas le titre du prochain Marvel mettant en scène Peter Parker, mais bien la fin de Spider-Man dans le MCU (Marvel Cinematic Universe). C’est ce mercredi 21 août que l’annonce est tombée sur les réseaux sociaux : la collaboration entre Sony et Marvel n’est plus. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un projet concernant le super-héros tisseur de toiles est abandonné.

Une véritable joute économique

C’est dans les années 1990 que Marvel, au bord de la faillite, cède les droits cinématographiques de Spider-Man à Sony pour 10 millions de dollars. Bien avant que Disney ne rachète Marvel en 2009 pour la maudite somme de 4 milliards de dollars, récupérant ainsi la main-mise sur la plupart des super-héros que nous connaissons aujourd’hui, Spider-Man prospérait donc déjà chez Sony.
Interprété par Tobey Maguire, le personnage inventé par Stan Lee était déjà un succès au cinéma. En trois films, Spider-Man avait su combler les fans, malgré un dernier long-métrage quelque peu décevant. Et pour cause : le réalisateur Sam Raimi n’avait pas prévu d’ajouter Venom au scénario. Poussé par Sony, l’antagoniste du tisseur de toile est finalement apparu comme grand méchant de ce troisième film, mais pour Sam Raimi, le cœur n’y est plus vraiment. C’est pour une raison similaire que, même s’il était annoncé, le quatrième long-métrage ne vit jamais le jour : alors que le réalisateur prévoyait le Vautour comme vilain principal, Sony lui forçait la main pour y mettre le Lézard. La suite, vous la connaissez.

En 2012, Sony surprend le public avec une nouvelle version de l’homme araignée : The Amazing Spider-Man. Avec celui-ci, une nouvelle figure : Andrew Garfield. Face au concurrent Marvel dont le succès est fulgurant depuis le tout premier Iron-Man jusqu’à Avengers, le reboot a peu de chance. Pourtant le premier film marche bien et un deuxième suit. Néanmoins, ce dernier réalise à peine la moitié des recettes d’Avengers. Un troisième film était prévu, mais le projet fut abandonné car l’acteur principal avait fâché le patron de Sony à plusieurs reprises.

Mais le voilà, le géant Disney voulant coûte que coûte ajouter à sa main le super-héros qui rapporte le plus au cinéma. C’est un réel bras de fer qui s’engage entre les deux firmes, Sony ne voulant pas céder face au rival. Pourtant, un compromis est trouvé en 2015. Disney et Sony se mettent d’accord pour que Spider-Man intègre l’univers Marvel. Selon les termes, Sony reste propriétaire de la franchise et finance seul les films centrés uniquement sur le super-héros mais ces derniers seront produits par Kevin Feige (patron des studios Marvel). Cependant, Sony ne perçoit rien des films du Marvel Cinematic Universe (MCU) où Peter Parker apparaît.
En retour, Disney touche 5% du boxe-office de Sony ainsi que les recettes réalisées sur les produits dérivés. Spider-Man fait alors son entrée dans le MCU avec Civil War et rencontre un succès immédiat. Le film Spider-Man : Homecoming, lui étant entièrement dédié est très attendu par les fans. Interprété par Tom Holland, l’homme araignée séduit à nouveau le public, jusqu’à Spider-Man : Far From Home, film rafraîchissant basé sur un road-trip à travers l’Europe, allant jusqu’à frôler le teen-movie. Le film devient alors le plus grand succès financier de Sony, même devant James Bond.

 

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Une entente de courte durée…

tomLa trêve ne s’éternise pas, le mercredi 21 août dernier, c’est toute la toile qui s’indigne : Spider-Man et son nouvel interprète n’apparaîtront plus dans le MCU. Et pour cause, Sony et Disney ne trouvent pas d’accord pour continuer ce partenariat pourtant couronné de succès. En effet, face à la réussite des films au box-office, Disney demande de partager l’intégralité des recettes à 50%. Mais Sony refuse, voulant garder les termes de base et se sentant capable de lancer la création d’un Spider-Verse. Marvel et ses fans se trouvent bien embêtés : Tom Holland était déjà devenue la figure emblématique de l’homme-araignée (Stan Lee lui-même avait avoué dans un tweet que c’était totalement comme ça qu’il s’était représenté le personnage en l’écrivant), et Far From Home plaçait notre Spidy au centre de l’attention, le présentant comme l’héritier de Tony Stark. Clôturant de manière définitive la phase 3 du MCU, le film en annonçait déjà beaucoup à l’aube d’une phase 4 prometteuse.

Blâmé par les internautes, Sony est pourtant soutenu par Joan Celia Lee, fille du grand Stan Lee, qui dénonce une “recherche du contrôle total” de la part de Disney sur la création de son père, mort il y a presque un an déjà. Et elle n’a pas tout à fait tort : à l’heure actuelle, Disney détiendrait 27% de l’industrie Hollywoodienne.

Que va-t-il alors advenir du super-héros tisseur de toiles? Apparemment, Sony projetterai de tourner deux autres films réalisés par John Watts tout en gardant Tom Holland, mais ces derniers seront tournés sans Marvel. Concernant le Marvel Cinematic Universe, on ne sait pas trop ce que ça va donner. Les fans espèrent encore de nouvelles négociations entre les deux firmes. Spidy est-il voué à disparaître du MCU alors même qu’il venait d’accomplir ses plans avec MJ ? On ne peut qu’attendre (et croiser les doigts).

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