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La police scientifique se mobilise à République

La police scientifique se mobilise à République


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Si vous avez passé des heures à regarder Les Experts ou NCIS, vous connaissez peut-être un peu le métier de policier scientifique : enquêtes sur les scènes de crimes, analyses des preuves en laboratoire, etc. Depuis fin décembre, ces policiers sont en grève. Ils ont organisé une action ce mercredi 12 février, place de la République, pour contester la réforme des retraites. Le Pépère News vous emmène en immersion à la rencontre d’une profession en colère.

Un métier pénible et peu reconnu

Le corps de la police technique et scientifique voit sa création en 1992. Le métier est actuellement régi par un statut sédentaire. C’est le même que les membres de l’administration contrairement aux policiers dits « de terrain ». La raison est simple : à la création de ce corps policier, les missions étaient principalement vouées à du travail en laboratoire. Pourtant, depuis 1992, la réalité a bien évolué. Les missions se sont diversifiées et la plupart des policiers scientifiques sont réquisitionnés pour faire du terrain.

La mise en scène de la police scientifique, en grève ce mercredi 12 février place de la République à Lille. Crédit photo : Chloé Lavoisard

Le terrain implique un rôle de constatation. Pour vous faire une idée, les policiers scientifiques interviennent sur les cambriolages, les viols, les homicides. Mais aussi les attentats ou encore sur les actes de pédopornographie. Ces derniers sont donc en plein cœur du terrain…

“Nous étions présents sur tous les attentats, à ramasser des petits bouts de cadavres toute la journée.”

Ce ce que nous explique calmement une des membres de la première promotion de la police scientifique. Ainsi, les policiers scientifiques sont tout autant sur le terrain que leurs collègues, font face aux mêmes dangers, à la même pénibilité. Le hashtag Etre #PTS a notamment été mis en place afin de montrer la dure réalité d’un métier pénible et épuisant.

Ce hashtag est même passé au crible par des modérateurs, qui redoutent que les choses étant racontées ne soient trop violentes à lire par le grand public.

La police scientifique fait aussi face à l’astreinte. Les policiers peuvent être appelés 7/7j, 24/24h pour intervenir. Les équipes sont fatiguées et révoltées face au manque de reconnaissance du gouvernement.

Des revendications simples mais passées sous silence par le gouvernement

Suite aux demandes effectuées afin d’obtenir un statut semblable à leurs homologues de terrain, le ministre de l’Intérieur semble avoir ignoré la pénibilité du métier. Sous prétexte qu’ils ne participent ni au maintien de l’ordre ni à la protection de la population, la reconnaissance de leur statut passe à la trappe.

Pourtant, ces derniers font face à une réalité difficile et se mettent souvent en danger lors d’interventions, se retrouvant parfois face aux auteurs de violences, de crimes et sans aucun moyen de défense.

Après de nombreuses actions ciblées et quinze jours de grève dure, les policiers scientifiques réclament toujours la reconnaissance de la dangerosité et de la pénibilité de leur métier. Ils prônent le besoin d’augmentation des effectifs, la nécessité d’une formation à la self-défense ainsi que la mise en place de l’obligation de sortir en binôme, afin de se sentir moins en insécurité.

En bref, nos Experts à nous sont fatigués.

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